lundi 4 décembre 2017

Un tableau, histoire de Lakévio : La marquise

1880 Lluisa Dulce i Tressera marquise de Caastellflorite by Antonni Caba

Décidément, je n'aime pas ce costume. Il m'oblige à me serrer la taille dans un corset de tortionnaire. Allez prendre votre soufffle avec un tel engin. La couleur bleuit mes joues qui vraiment n'ont pas besoin de ça. D'accord le col montant cache ma pomme d'Adam. Mais non, j'ai beau faire des mines devant le miroir, prendre un air retenu qui me donne des allures de gourde, ça ne va pas, ça ne va pas.
Hermosa mérite mieux que cette marquise attendant cinq heures pour sortir prendre le thé. Quelle idée a habité le metteur en scène ? Il faut à tout prix donner du peps et de la fantaisie au personnage. C'est Offenbach que diable, pas Massenet. Je vais lui en toucher deux mots. J'ai derrière la tête des rayures du meilleur effet.

Posté par Berthoise à 06:00 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : ,


Commentaires sur Un tableau, histoire de Lakévio : La marquise

    ah très drôle, toi aussi tu lui as trouvé un côté viril
    Et j'adore les remarques du genre "C'est Offenbach que diable, pas Massenet."

    Posté par Adrienne, lundi 4 décembre 2017 à 07:39 | | Répondre
  • J'espère que le début du comm. qui est parti dans les limbes ne re-paraîtra pas !!!
    C'est vrai que je n'avais pas remarqué son côté viril, hormis la coupe de cheveux, mais par contre, je l'aurais fait sortir pour aller chez le bijoutier qui lui avait fait les oreilles toutes rouges en les perçant !!

    Posté par Sophie, lundi 4 décembre 2017 à 09:54 | | Répondre
  • moi aussi je lui trouve des allures de gourde
    tu as traité le sujet de façon originale!

    Posté par coumarine, lundi 4 décembre 2017 à 10:03 | | Répondre
  • Ah, merci Berthoise pour ton billet qui me permet de découvrir un spectacle fort drôle. Pauvre marquise... Ne faut-il pas quelques personnes moins gâtées par la nature pour faire ressortir ce qui est beau ?... Mais tout ce qui resplendit n'est pas forcément d'or !
    Porte-toi bien.

    Posté par lakevio, lundi 4 décembre 2017 à 11:38 | | Répondre
  • En plus ce n est pas une mode flatteuse pour les femmes. C est beaucoup mieux en 1900 déjà. Mais le texte est aussi drôle.

    Posté par Pivoine, lundi 4 décembre 2017 à 12:35 | | Répondre
  • Tiens, je ne l'avais pas vue sous cet angle, mais pourquoi pas ? Je l'ai trouvée plus malheureuse que gourde mais...je l'ai vengée...hi hi

    Posté par tanette2, lundi 4 décembre 2017 à 12:35 | | Répondre
  • Une bien belle histoire comme on aimerait en lire plus souvent, qui est fille, qui est garçon, les enfants viendront quand même.

    Posté par heure bleue, lundi 4 décembre 2017 à 13:43 | | Répondre
  • Si à l'époque d'Offenbach on avait connu l'écriture inclusive, le problème ne se serait pas posé avec tant d'acuité...

    Posté par le_gout_des_aut, lundi 4 décembre 2017 à 13:45 | | Répondre
  • Voilà un couple dissonant, mais qui s'entendra bien en fin de compte !

    Posté par bourlingueuse, lundi 4 décembre 2017 à 13:52 | | Répondre
  • C'est une façon originale d'aborder le sujet, j'aime bien.

    Posté par Fabie, lundi 4 décembre 2017 à 14:49 | | Répondre
  • Un billet très Fridakahlesque et Conchitawurstien.
    On s'y perd en conjecture.
    Mais Offenbach...ah...Offenbach !
    ¸¸.•*¨*• ☆

    Posté par celestine T, lundi 4 décembre 2017 à 15:36 | | Répondre
  • Pas évident d'afficher sa différence et tu l'as fait remarquablement !
    Merci aussi pour cette pièce que tombe à pic
    Bonne soirée
    @ Bientôt

    Posté par Rose63, lundi 4 décembre 2017 à 20:14 | | Répondre
  • Si c'est pour aller écouter Offenbach, je veux bien sortir à cinq heures avec la marquise.
    Même cinq heures du mat' !

    Posté par Joe Krapov, lundi 4 décembre 2017 à 22:38 | | Répondre
  • Se faire entendre du metteur en scène, n'est ce pas utopique ?

    Posté par Véro, mercredi 6 décembre 2017 à 21:39 | | Répondre
Nouveau commentaire