c'est du tout venant

vendredi 4 janvier 2019

Une année dans les musées

IMG_5296Janvier, Derain à Beaubourg.

IMG_5434Février, les Hollandais à Paris au petit Palais.

IMG_5476Mars, le japonisme à Giverny.

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Avril, musée de Pont-Aven.

IMG_5743Mai, cœur de ville, au Carmel de Tarbes.

IMG_6119Juin, château de Trévarez.

IMG_6225Juillet, Corot et ses modèles, Musée Marmottan.

IMG_6351Août, le Mont Saint Michel.

Photo1435Septembre, Musée Régional de Haute Normandis, Château de Martainville.

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Octobre, Miro au Grand Palais.

IMG_6610Novembre, Mucha au musée du Luxembourg.

IMG_6683Décembre, Picasso au musée d'Orsay.

 

Bon, l'année commence avec une intoxication alimentaire gratinée, on se traîne du lit au canapé et du canapé au lit. Ma tablette est en panne. Ça ira mieux demain.

 

lu "Voyage fatal" de Kathy Reichs

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mardi 1 janvier 2019

Promenade au fil de l'an passé.

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Janvier, l'Epte dans le parc à Gisors.

IMG_5357Février, le sapin enneigé dans le jardin.

IMG_5451Mars, le jardin du Grand Palais.

Photo1075Avril, le château sous le soleil à Gisors.

Photo1187Mai, le square Auguste-Lucien Vérité à l'ombre de la cahédrale de Beauvais.

IMG_6018Juin, sur les rives de l'Adour à Dax.

IMG_6184Juillet, sur les remparts de la ville-close à Concarneau.

IMG_6480Août, le port de Trévignon.

Photo1398Septembre, les jardins du château de Villarceaux.

Photo1445Octobre, la fête de la pomme à Saint Clair sur Epte.

IMG_6621Novembre, en longeant le jardin du Luxembourg.

Photo1517Décembre, la Troësne gelée.

 

 

 

Bonne année !

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lundi 24 décembre 2018

Sons et lumières

Sur une idée de Joe Krapov, reprise par Adrienne.

En vous inspirant (ou pas) des illustrations d’Hélène Builly, écrivez, à la manière de Georges Perec, des phrases qui commencent par « Je me souviens » et qui sont relatives au théâtre ou à l’opéra.

Vous pouvez si vous le souhaitez séparer vos écrits en deux pages : sur la première vous vous souvenez de pièces, d’opéras, d’acteurs, d’actrices ou de faits que tout le monde connait. Sur la seconde, vous relatez des souvenirs plus personnels.

Je me souviens avoir été la marguerite, reine des fleurs, dans une danse en dernière année de maternelle. Je savais bien que c'était la rose la reine des fleurs mais on avait décidé que le costume de la marguerite était plus joli alors la reine, c'était la marguerite. Le "on" était, je suppose, la maîtresse, une garde-chiourne pas très rigolote. J'étais la première de la classe alors je n'ai pas eu trop à subir ses brimades et autres vexations. Juste une fessée déculottée devant la classe pour avoir commencé mon dessin par le bas. Aujourd'hui, je pense que j'avais dû répondre un peu lestement à la maîtresse ou ne pas écouter sa consigne, mais longtemps j'ai cru que le motif de la fessée était le bas du dessin.

Je me souviens de Nicole et du bourgeois gentilhomme. J'avais lu le rôle de Nicole, j'y avais pris beaucoup de plaisir. Je crois que ceux qui écoutaient, aimaient aussi. La maîtresse m'avait demandé de recommencer. On avait beaucoup ri.

Je me souviens que ma mère écoutait de l'opéra, le midi :"La fiancée vendue" de Smetana, entre autre. Je me souviens surtout de la fiancée vendue, peut-être à cause du titre.

 

Je me souviens m'être inscrite aux ateliers théâtre au collège. Je ne crois pas qu'on ait monté quelque spectacle que ce soit. J'aimais bien.

Je me souviens être allée au club théâtre du lycée. On avait monté " Les poissons rouges " d'Anouilh en première, j'étais la belle mère, et " La guerre de Troie n'aura pas lieu" de Giraudoux, en terminale, j'étais Andromaque. Ce sont de bons souvenirs. Au lycée, je participais aussi aux sorties théâtre organisées pour les internes. Nous traversions Beauvais à pied dans la nuit pour aller et revenir. Je ne me souviens plus des pièces vues.

Je me souviens avoir fait du théâtre à l'école normale mais ne pas pouvoir jouer la pièce le jour J : j'avais un plâtre qui me prenait tout le torse après une mauvaise chute à ski. C'était Léonce et Léna de Büchner.

Je me souviens de l'Opéra Garnier assise au troisième blacon derrière un pilier pour " Thaïs " de Massenet.

Je suis d'accord avec vous, c'est pas passionnant. Mais le Palais Garnier est si beau.

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Je me souviens de l'opéra Bastille et de notre émerveillement devant "La flûte enchantée", ce n'était pas la première fois, on avait déjà vu " Les noces de Figaro". Mais " La flûte enchantée" nous a émerveillées, Poulette et moi.

Je me souviens du " Mahabharata" aux Bouffes du Nord. Spectacle fabuleux. Fantastique, extraordinaire, unique. 9 heures d'éblouissement total.

 

 

 

lu " L'équation de plein été " de Keigo Higashino
vu " Picasso, bleu et rose" au grand palais
vu " Aquaman"

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lundi 17 décembre 2018

Un tableau, une histoire de Lakévio : Noël

Noël au bord de la mer, loin de tout, dans un phare, sur une île perdue au milieu de l'océan.

Noël, tout seul, à l'abri des regards, de la foule fièvreuse et ses achats frénétiques.

Noël au calme, dans le silence des vagues, dans les cris des mouettes et des goëlands.

Noël au chaud, près du fanal et de sa lumière protectrice.

Noël pour se retrouver.

Noël.

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lundi 10 décembre 2018

Un tableau, une histoire de Lakévio : Charles avait raison et Henri itou

 

Homme libre, toujours, tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et caetera....

 

Andrew Wyeth On-The-Edge-

Je ne suis pas sur la photo
Je suis au bord de l'eau
Être en vie n'est pas assez ni trop

Je sais c'est rien mais je préfère
La seule chose que je sais faire
Des ronds dans l'eau
Les herbes folles et la rivière
Les plages du Finistère
Et la mer.

C'est Benjamin Biolay qui a écrit cette chanson pour Henri Salvador. Je pourrais la croire écrite pour moi tant ces mots me touchent.
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Je vous ai déjà parlé de mon paradis personnel.

Le long des loc'h à Trégunc à droite de Trévignon, en retournant vers Concarneau, le chemin côtier traverse des terres rachetées par le " Conservatoire du littoral". L'air y est vif, la lumière intense. Je rêve d'y retourner. En février ou en mars, nous irons marcher dans les dunes. Seuls. En cette saison, le lieu est peu fréquenté.

Le silence éternel de ces lieux infinis m'effraie ? Non. le roulis des vagues et leur rumeur incessante bercent mon âme inquiète et la soulagent de tous les maux. La mer me parle d'éternité et d'infini mais sans peur, ni frayeur.

Avez-vous la chance d'avoir trouvé un lieu qui vous ressource, vous console de vivre ?

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vendredi 7 décembre 2018

Plan cul(turel)

Je suis pas mal sortie ces derniers temps : Mucha au musée du Luxembourg. J'ai très envie d'aller à Nancy. L'Art Nouveau m'a toujours fait de l'œil.

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Concert de midi à l'Opéra Garnier, " Figures de l'Opéra" avec un quatuor de Grétry, un autre de Verdi et un quintette de Meyerbeer.

 

Le festival "Jazz au fil de l'Oise", avec Vincent Peirani à l'accordéon et François Salque au violoncelle

 

On est aussi allés au cinoche voir "Le grand bain". Philippe Katherine et Jean-Hugues Anglade y sont au poil.

À part ça, je porte un carcan en plastique moulé du lever au coucher selon les ordres du rhumato. Ce n'est ni très joli, ni très confortable surtout en fin de journée, mais assez efficace pour l'instant. À suivre, c'est une prescription de deux mois. Je dois avouer que j'étais plutôt septique sur les bien-fondés de l'immobilisation mais j' admets qu'elle me soulage les cervicales quand je mets la minerve et que pour l'instant, je me porte plutôt mieux du côté des lombaires avec le corset. Mais delà à vivre tout le temps avec ça, il y a un gouffre que je ne veux pas franchir.

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lundi 19 novembre 2018

Un tableau, une histoire de Lakévio : Où vais-je, où suis-je, dans quel état j'erre ?

Carrie Graber - night-drive

 Carrie Graber

 

 

"Voici l'heure où commence l'histoire de Germaine Malorthy, du bourg de Terninques, en Artois."

Sur la route, elle cherche le point de rendez-vous du rassemblement. Bien sûr qu'elle participe. Elle a tout bien préparé : les banderoles, le mégaphone. Elle a planché avec Mauricette sur les paroles d'une chanson à reprendre à tue-tête sur l'air de " Merci, Patron ".
Mauricette avait suggéré de partir ensemble; Germaine était passée à l'heure convenue devant chez elle. Mais rien, les volets étaient clos, elle avait eu beau tambouriner à la porte, elle n'avait entendu que Rufus qui aboyait rageusement. Elle avait appelé Mauricette : Oscar lui avait proposé de la prendre et elle avait oublié de la prévenir.
C'est toujours comme ça avec Mauricette, c'est difficile de lui faire confiance en quoi que ce soit. Heureusement que c'est elle, Germaine, qui devait la véhiculer, sinon, elle aurait attendu en vain chez elle. Mais bon, on la connait, Mauricette, et on lui pardonne. Elle est si drôle. Elle met de la fantaisie dans tout ce qu'elle fait. Tiens, les paroles de la chanson, c'est elle qui a trouvé les jeux de mots les plus drôles et les formules qui claquent.

Mais, pour le moment, Germaine est bien en peine de trouver le lieu de rendez-vous, une maison isolée, dans un bled perdu. Elle scrute l'itinéraire sur son téléphone. Elle ne doit plus être bien loin, à présent. Elle baisse le son de la musique et entend des rires et des cris. C'est ça, elle y est.

Elle embrasse tout le monde, distribue les banderoles, et les paroles de la chanson. Gudrun nest pas encore arrivée. Hector doit l'amener quand tout sera prêt.

Certains de la bande se sont occupés de l'intendance : la boisson, les gobelets, et bien sûr le gâteau.

Soudain, chut les voilà. Gudrun et Hector arrivent. On fait silence pour que la surprise soit totale.

Après, on rit, on chante, on mange un peu, on boit beaucoup.  On regarde les saynettes en se gondolant. On danse. Les plus vieux commencent à partir. Les amoureux s'éclipsent. Gudrun remercie chaleureusement ses amis. C'est un anniversaire surprise dont elle se souviendra. Hector l'emmène comme il l'a amenée. Avec élégance. C'est fini.

 

"La nuit noire et le bruit assourdissant des criquets s'étendent de nouveau, maintenant, sur le jardin et la terrasse, tout autour de la maison."

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lundi 12 novembre 2018

Un tableau, une histoire de Lakévio : Concierge mais pas que

Robert Brownhall SurfersParadiseunits 2006

Robert Brownhall

Je crois que je n'ai jamais rêvé d'être concierge. Peut-on rêver d'être concierge ? On rêve d'être exploratrice, archéologue, tapissière, mais concierge, je vous demande ?

La vie a décidé que je serai au service de tous dans un immeuble grand standing de Brisbane. Et la vie est belle.
Les occupants ont des besoins raisonnables et exprimés avec politesse et considération. Ils sont respectueux de leur lieu de vie comme de celle qui l'entretient.

Ma vie est un peu routinière, soit. Surveiller l'équipe de nettoyage, leur ouvrir les portes, refermer derrière eux. Entretenir une entente cordiale entre voisins en désamorçant les petits conflits inévitables. Réceptionner les colis et les remettre à leurs destinataires. C'est une vie faite d'habitudes et de services.

Mais voilà, tout peut arriver. Un jour, un peintre s'est présenté avec une lettre de recommandation. Robert, il m'a dit qu'il s'appelait Robert. Que je devais l'appeler comme ça. Il voulait prendre des croquis de la résidence pour en faire un tableau. Il est venu plusieurs fois. Je lui servais le café, on discutait. J'aimais bien, ça me changeait. Et puis je ne l'ai plus revu. J'étais un peu déçue. Je croyais qu'il reviendrait tant que son tableau ne serait pas terminé. Mais non. Il paraît qu'il ne travaille bien que chez lui, dans son studio. Ça, je l'ai su plus tard.

J'ai oublié cet épisode et puis un jour, à la télé, j'ai vu un reportage sur lui, au journal de la mi-journée. Je me suis senti fièrote, cet homme-là, je lui avais parlé, on avait même bu le café en papotant. On a montré des tableaux, en en faisant l'éloge. Et le tableau qu'il a peint sur la résidence. J'étais contente.
Et vous savez quoi ? Le petite dame sur le balcon, hein bien, c'est moi. Depuis, je me dis que je suis plus qu'une concierge modèle, je suis modèle tout court.

Vu " Le grand bain"
Lu " La prophétie de l'abeille" de Keigo Higashino

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samedi 10 novembre 2018

Queue de paon

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IMG_5807Photos " ma pomme"

Itō Jakuchū

 

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Ma version du chef d'œuvre.

Queue de paon

(Jacques Higelin, Aken Edition)

Pour toi mon amour
Je voudrais avoir
Une longue, longue, longue
Longue et large queue de paon

Hérissée de plumes
Vertes et bleues
Avec des centaines d'yeux
Aux reflets métalliques
Pour t'éblouir et te faire peur
Pour te séduire et t'émouvoir
Mon coeur
Je voudrais avoir
Une longue, longue, longue
Longue et large queue de paon

Et sous un ciel de champ de bataille
Un horizon de terres de feu
La déployer en éventail
La faire vibrer sous la mitraille
De ton regard brillant Canaille brûlant
Fièvreux
Ma longue, longue et large queue... de paon

Pour toi mon amour
Je voudrais avoir
Une longue, longue, longue
Longue queue de serpent
Verte et dorée encrée de Chine
Avec des centaines d'anneaux Dans leur fourreau d'écailles
Pour t'enlacer, te faire frémir
T'hypnotiser, te faire jouir

Mon âme
Je voudrais avoir
Une longue, longue, longue
Longue queue de serpent
Et sous l'orage au beau milieu
D'un champ de tournesols en flammes
La brandir comme un samouraï
Pour la plonger dans le brasier
Ardent, furieux
Torride et troublé
Dévorant de tes entrailles
Ma longue, longue, lisse
et gluante queue de serpent

Pour toi mon amour
Je voudrais avoir
Une longue, longue, longue
Longue et large queue de... paon
Verte et dorée, bleue, irisée
Avec des centaines d'yeux
Aux reflets métalliques
Pour te poser, te rafraîchir
Te pamoiser, te faire jouir

Mon amour
Je voudrais avoir
Une longue, longue, longue
Longue et large queue de paon
De paon

Pour toi mon amour
Je voudrais avoir
Une longue, longue, longue
et large queue... de paon

 

Entendu " festival du Vexin" "Les noces de Figaro" " Cosi Fan Tutte" à Marines

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mardi 6 novembre 2018

As-tu bien déjeuné ?

Mon grand-père, l'autre, pas Léon, s'appelait Guillaume. J'étais sa premère petite fille, fille de son premier fils. Il m'aimait bien. C'était un drôle de bonhomme, ancien marin breton, terre-neuva, devenu ouvrier agricole dans le Vexin. Les premiers temps de son arrivée en "France", il retournait faire des campagnes de pêche. Et puis il a arrêté. Il buvait. Beaucoup. Beaucoup trop. Quand il avait bu, il battait sa femme et ses enfants. Il avait de nombreux enfants. 15. 3 sont morts avant leur première année mais 12 sont arrivés à l'âge adulte. Mon père était donc le premier garçon de la fratrie. Il avait une sœur aînée, ma marraine, mais c'était lui l'aîné des fils. C'est lui qui palliait aux défaillances de son père. C'était lui que ses frères et sœurs respectaient, c'était ses ordres qu'on suivait.

C'était lui aussi qui emmenait sa mère dans la grange pour la protéger des coups quand Guillaume, pris de delirium, cassait tout dans la maison. C'est lui encore qui, soldat appelé en Algérie, a eu le bras fracturé par son père un jour de permission quand il faisait ses classes. Car mon père, s'il protégeait sa mère, n'a jamais rendu les coups.

Guillaume jardinait. Par plaisir et par nécessité. Je vous prie de croire qu'on n'était pas riche et que le jardin, le braconnage, le glanage, et la cueillette étaient indispensables à la survie de ce petit monde.

Mon père parlait des soirs de bouillie quand il n'y avait plus que ça à manger. C'était la misère, la vraie, celle qui creuse les yeux et les ventres des enfants. Mais Bretagne oblige, c'était une misère propre. Ma grand-mère ne buvait pas et briquait sa maison, ses enfants, son honneur. Mon père plaignait une autre famille nombreuse du hameau, des ouvriers comme eux, mais ces enfants-là, eux avaient le malheur de vivre le vin du père et de leur mère. Mon père disait que lui, et ses frères et sœurs, étaient propres et que leur mère leur apportait tout ce qu'elle pouvait.

Bref Guillaume était un père maltraitant et alcoolique mais c'était un grand-père gentil dont je ne voyais pas les défauts. Quand on venait en visite, il ne buvait pas ayant peur de son fils. Car les épreuves endurées par mon père lui avaient forgé un caractère d'acier. Un "pt👹n de caractère, fichtrement difficile à vivre.

Quand j'étais enfant, Guillaume ne travaillait plus, mis en invalidité pour alcoolisme après des séjours en hôpital psychiâtrique. Il jardinait, élevait des lapins, un cochon.

Il faisait du pâté. Un pâté de lapin savoureux dont je n'ai jamais retrouvé le goût.

 

Vu "Miro" au Grand Palais

Vu " Mucha" au Luxembourg

 

 

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jeudi 25 octobre 2018

Bach, le jazz et la madeleine

Chez Walrus, on parle Bach et des interprétations jazzy qui furent à la mode ( lui, Walrus, dit : en vogue, rapport à la maison de disque) quand j'étais gamine.
Un commentateur est même allé chercher un truc de Loussier.

Je me souviens que les stations service dans les années 60-70 essayaient de fidéliser les clients en leur offrant des 45 tours pour quelques pleins achetés. C'était moi qui choisissais le disque.
C'est comme ça que les Moody Blues sont entrés dans la maison.

Et Jacques Loussier. Déjà à l'époque j'avais une mémoire sélective et particulièrement efficace pour la musique. J'avais entendu Loussier à la radio et me souvenais du nom.

 Entendu Festival du Vexin à Aincourt, piano violoncelle.

Lu " La maison où je suis mort autrefois" Keigo Higashino

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lundi 15 octobre 2018

Un tableau, une histoire de Lakévio : Médor

jackklay

C'est une voiture comme ça qu'il me faut.
Elle est spacieuse, moderne. Et je pourrais y caser Médor sans problème. Il aime si peu la pluie et il pleut si souvent ici.
Oui, une voiture, voilà la solution.
Bon, faut encore que j'obtienne mon permis. Et que je mette des petits de côté. Ça doit coûter bonbon un carrosse pareil. Ça va faire cher la niche.

- " Pardon, Monsieur. Non, non messieur-dame je ne veux pas vous griller la politesse, non. Monsieur, je voulais vous poser juste une question. Ça va chercher dans les combien une voiture comme la vôtre ?"

-" Ah, ma petite demoiselle, là j'ai pas le temps, vous voyez, j'ai des clients qui attendent mais laissez-moi votre 06, et on en parlera autour d'un café."

- " Après tout, pourquoi pas ? Je m'ennuie tellement ici et c'est pas Médor qui peut me faire la conversation, ni me payer un café et encore moins me conter fleurette. "

 

- " À bientôt, cher Monsieur."

 

Lu " À la vue, à la mort" ( polar)
     "Le pendu de Saint Phorien" de Simenon.

Entendu " Concert jazz piano" au Rebetz
            " Balade baroque" Église Saint Pierre, Saint Paul du Vaumain.

"Fête de la pomme"  Saint Clair sur Epte

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samedi 6 octobre 2018

Triste vie que celle de tante Bé

15Tante Bé, c'est Gilberte, la grande qui tient son petit frère dans ses bras.

Berthe, la souriante, mon arrière-grand-mère, mère de ma grand-mère, mère de ma mère, était née hors mariage. Elle avait été élevée par ses grands parents, à côté de Forges les Eaux. Gilberte, sa première fille, était née aussi hors mariage. Honte ! Honte sur cette famille de rebouteux, tous un peu sorciers. Je ne sais pas si Berthe et sa mère avaient les mœurs légères ou si le droit de cuissage avait sévi dans la ferme où elles trimaient. Toujours est-il qu'une sorte de malédiction hantait les filles de la famille.
Quand Berthe s'est mariée avec Augustin, il a été décidé que Gilberte l'appellerait " Parrain", mais la petite prononçait Mayen, surnom qui est resté. Augustin, bon prince a reconnu l'enfant de sa femme. Bien plus tard  Berthe qui ne supportait toujours pas cette tâche sur son livret de famille a arraché la page de son premier et deuxième enfant. Le deuxième enfant, ma grand-mère, appelée Augustine pour bien montrer la filiation avec son père Augustin en était très chagrine.

Mais revenons à Gilberte.

Gilberte était une jolie jeune fille. Et Berthe avait craint qu'à son tour, elle ne tombât enceinte avant de passer devant Monsieur le curé. Alors, le premier soupirant venu avait été le bon. Berthe en avait décidé ainsi : on marierait Gilberte à André. Même si Gilberte était encore toute jeunette. Même si elle n'était pas d'accord. On ne disait pas non à Berthe.

17Tante Bé n'aimait pas son mari, l'oncle André. Il lui a fait toutefois 9 enfants. Je connais une de ses filles, la cousine Lulu. L'oncle André était le parrain de ma mère qui parle lui comme d'un homme gentil. Gentil mais que sa femme n'aimait pas.

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Tante Bé a été veuve. Quand elle a été malade, elle a dit :

" J'ai vécu toute ma vie à côté d'un homme que je n'aimais pas, je ne passerai pas toute ma mort à côté de lui."

Elle s'est fait enterrer dans un autre village avec son fils, mort accidentellement.

 

Vu " Miro" au Grand Palais.

Entendu " Concert piano violoncelle", E.Bertrand/ D.Saroglou, Église d'Aincourt.

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mardi 2 octobre 2018

Ah ! Les belles bacchantes.

23Le prix de la moustache la plus remarquable va à celle du cousin Émile. Dont je ne sais rien, si ce n'est qu'il avait de une sacrée moustache.

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31Le prix le plus triste va aux moutaches patriotiques de Henri, Eugène et Émile, frères de Mayen morts tous trois à la guerre. Terrible de perdre ses enfants à la guerre, pauvre trisaïeule.

25Le prix de la moustache la plus dicrète va celle de Papa Léon, le meilleur des grands-pères.

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Les plus endimanchées sont celles de l'oncle Valère le jour de ses noces avec la tante Annonciade et celle de l'oncle André avec tante Bé, qui fait la tronche, vous ne vous trompez pas. Je vous raconterai pourquoi une autre fois, si ça vous intéresse.

MayenLa plus antropométrique est celle de Mayen. Y avait-il déjà des photomatons avant 1958 ?

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27Les plus anciennes sont celles de l'oncle Albert et l'oncle Maheut, oncles de Mayen. Frères de ma trisaïeule ? Faudrait faire des recherches, même ma mère, mémoire de la famille, ne le sait pas.

26La plus récente est celle de mon oncle à moi et parrain, engagé dans la marine.

Et pour finir une moustache absente mais qui aurait pu orner le visage du dragon familial.

Mémé3Berthe au long nez, qu'il ne fallait pas trop chatouiller. C'était une sorcière, une vraie de vrai.

 Fête de la voie verte à Genainville

Lu " le dévouement du suspect x" Keigo Higashino

    "Un café maison " Keigo Higashino

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vendredi 28 septembre 2018

Histoire d'armoire, histoire de famille.

Mes grands-parents étaient normands, brayons pour être précis. Hier, pour faire plaisir à maman qui est normande, brayonne très exactement, on est allées au Musée d'arts et traditions populaires de Haute-Normandie dans un charmant château à Martainville.

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On pourrait aussi l'appeler le château aux armoires tant elles y sont nombreuses.

Nombreuses, travaillées, dans des styles très différents.

Quand nous avons emménagé dans notre maison, nous avons acheté des meubles de salle à manger. Les gens qui nous les ont vendus nous ont dit qu'ils les avaient fait faire par un menuisier en copie de meubles anciens. Bon.  Mais copie de quels meubles, nous n'en savions rien et peu nous importait, ils plaisaient à mon mari et trouvaient leur place chez nous.

Photo1439J'ai appris là-bas que ce sont des copies de meubles paysans normands de la fin 18ème. Ça m'a fait sourire.

Photo1438Impossible de tourner cette photo pour la mettre dans le bon sens, tant pis, vous devrez vous en contenter.

À la maison, j'ai aussi l'armoire de noces de la grand-mère de ma grand-mère( trisaïeule ?).

 

14C'est elle, ma trisaïeule, la mère de Mayen.

En Normandie, les armoires passaient par les filles. Mais la mère de mon arrière grand-père n'avait que des fils ( dont plusieurs sont morts pendant la "grande" guerre ). Aussi, quand Augustin s'est marié, elle a offert à Berthe, sa nouvelle bru son armoire.mémé&mayen

 Augustin dit Mayen et Berthe dite Mémé

Quand Augustin s'est pendu, Berthe est venue habité chez Augustine, sa fille, ma grand-mère, et elle est descendue de La Neuville avec son armoire. Quand Tatine, petit nom que nous , les petits enfants, donnions à Augustine a quitté sa maison, elle a proposé l'armoire à ses petites filles, mes cousines et moi. Nous ne nous sommes pas battues, aucune n'en voulait, trop grande, trop haute, pas adaptée aux logements modernes. Moi, j'avais la maison pour aller autour, j'ai donc fait venir l'armoire. Que j'offrirai à ma fille ou à sa fille, ma future petite fille qui n'existe encore que dans les rêves.

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 Lu " La quiche fatale" MC Beaton
     " Remède de cheval" MC Beaton

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mercredi 22 août 2018

Buis, pêche et glaces.

Les buis ont souffert. Ils ont été attaqués par des centaines de chenilles de pyrale. Mon mari les a traités( bacillus thuringiensis). On aime bien nos buis. Tous les matins, je vais leur parler. Je les assure de ma confiance en eux, en leur force et leur courage. De petites feuilles vertes me prouvent que ma confiance est justifiée.

Je ne vous les montre pas, c'est trop triste, un arbre malade.

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IMG_6364On pourrait croire comme ça qu'il n'y avait personne. Mais si, il y avait beaucoup de monde. Nous n'avons pas mangé de glaces, c'était le matin et le matin, on ne mange pas de glaces. C'est comme ça, ne discutez pas.

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IMG_6392Quand on est repartis, sur le coup de midi, on a vu les cars qui arrivaient et on s'est dit qu'on avait eu une riche idée d'y aller le matin et tant pis pour les glaces.

Après ce pélerinage, je suis allée au paradis. Toujours aussi paradisiaque.

IMG_6407Sur le port, j'ai vu les derniers bateaux de pêche. À Concarneau, il n'y a plus de pêcheurs, c'est une espèce en voie de disparition. Comme les buis ? En revanche, le chantier naval a un contrat avec la Marine Nationale et l'arsenal de Brest. Alors, il n'y a plus de chalutiers mais beaucoup de bateaux de guerre. Ça donne du boulot....

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J'ai croisé la reine des Filets Bleus et ses dauphines. Elles ont pris la pause avec gentillesse et ont eu le même sourire toutes dents dehors. Jolies dents, hein ! Joli sourire. Un peu formaté mais joli.

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IMG_6471Voilà, fin du diaporama de la semaine de vacances. Le matin il fait frais. C'est bientôt la rentrée.

 Un peu de musique militaire pour vous donner de l'entrain. Celle-ci devrait vous filer la pêche ( miraculeuse).

Lu "Un appartement à Paris " de Guillaume Musso.

Vu '"Mission impossible", " Les vieux fourneaux"

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mercredi 8 août 2018

Des portes

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IMG_6134Au château de Trévarez. Si l'histoirque du lieu vous intéresse c'est .
On y est allés fin juin, surtout pour les jardins et l'ombre qu'ils procurent. C'était bien et la glace qu'on a savourée dans la cour intérieure des écuries restera dans le top ten des glaces dégustées.
Après demain, on va se noyer dans la foule du Mont Saint Michel. Croyez-vous que là-haut il y ait un bon glacier ?

lu " Un café maison"," La maison où je suis mort autrefois"," Le dévouement du supect X" de Keigo Higashino

Entendu " Clémence de Tournemire" jazz vocal au Sunside

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mardi 31 juillet 2018

Au paradis

Quand je suis en Bretagne, à Concarneau, je vais me promener au paradis. C'est l'endroit que je préfère. Au bord de la mer, dans les dunes, au milieu des oiseaux.

Mon cœur se gonfle comme mes poumons. Les odeurs de varech, d'iode me revigorent.

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Il est temps que j'y retourne.

Le toubib a baissé les doses journalières de tr@m@d¤l. Et c'est dur. Pas de phénomène de manque, comme lors du précedent sevrage ( raté), mais le retour des douleurs qui ne nouveau envahissent tout mon univers. Je revois le psy du centre anti-douleurs lundi. Pour savoir si je dois continuer à cette dose ou remonter un peu. C'est fatigant. Je me lasse de cette situation. C'est moi qui ai demandé à baisser car les effets indésirables sont franchement indésirables, mais les douleurs ne sont pas plus faciles à vivre.

Est-ce qu'un jour, je sortirai de cette maladie qu'on n'a toujours pas nommée ?

Je suis fatiguée.

J'allais bien jusqu'à peu. J'avais retrouvé de l'énergie, des envies. Mais là, j'ai l'impression d'avoir 80 ans.

Allez, on repart la semaine prochaine. On fait une halte en voyage au Mont Saint Michel que je rêve de voir depuis des années, j'espère que je pourrai marcher et tant pis, si c'est trop dur je reprendrai la canne.

Et j'irai me ressourcer au paradis.

Lu " La drôle de vie de Zelda Zonk" de Laurence Peyrin

" Miss Alabama et ses petits secrets" de Fannie Flagg

 

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lundi 23 juillet 2018

Un tableau, une histoire de Lakévio : Bain de mer

Tracey Sylvester Harris_Luscious_Swim

 Tracey Sylvester Harris

 

Votre histoire devra être "étoffée" autour de la phrase suivante :

"Ah ! qui n'a pas eu envie d'un pastis après un bain de mer pris en Méditerranée ne sait pas ce qu'est un bain de mer pris le matin en Méditerranée."

 

Devant cette consigne, je me suis demandée : " Suis-je concernée ?" Ai-je déjà pris un bain de mer en Méditerranée le matin  ? Je suis une femme de l'Atlantique, de la Bretagne et ses rias."

La mémoire, mon Dieu, la mémoire est capricieuse. Bien sûr, en y réfléchissant, bien sûr ai-je pris des bains de mer le matin dans la Méditerranée.

Un soir de fête, chez mon ami Frédéric, il avait placé une affichette : " Cherche homme ou femme pour distribuer préservatifs en fin de soirée autour du 14 juillet sur l'Ile du Levant ".

Je ne suis pas spécialement du soir, ni de la nuit, mais l'idée m'amusait. Alors, j'ai dit à Frédéric que je l'accompagnerais.

Et à la mi-juillet, je suis partie, plaquant là mari et enfants pour devenir le temps de quelques soirs une militante de Solensi ( solidarité enfants sida). Et j'ai donné les préservatifs aux messieurs ( à l'Ile du Levant, il y avait beaucoup de messieurs ) et aux dames qui finissaient leur soirée.

Frédéric et son ami logeaient dans une maison assez grande. Et j'avais une chambre isolée avec une entrée indépendante. Le matin, je partais avant les grosses chaleurs, drapée dans un paréo pour le bord de mer. Il n'y a qu'une plage ( dans mon souvenir ) et ce n'est pas là que j'allais. J'allais dans les rochers où il y avait des sortes de plateformes où étendre sa serviette. Ce n'était pas désert, non, mais il n'y avait qu'un ou deux matinaux comme moi. Je nageais dans l'eau bleue, me laissais sécher en lisant. À cette époque, je lisais encore beaucoup et ne savais me déplacer sans emporter un bouquin. Je replongeais, évitais une méduse égarée, savourais la fraîcheur de l'eau après la piqûre du soleil. Et je remontais à la maison quand les gens commençaient à sortir. Ensuite, je restais à l'ombre en écoutant les cigales. 

Je ne me souviens pas du pastis, il n'est impossible que j'en ai bu. J'aime bien le pastis noyé d'eau très fraîche.

Avec ou sans pastis, ces bains avaient le goût délicieux des instants volés à la vie familiale certes heureuse  mais parfois un peu routinière.

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jeudi 19 juillet 2018

Portraits de famille et autres

dessin1Poulette et le Grand, dimanche 15 juillet 2018, jour de victoire. Ils ont un peu posé pour la photo mais pas tant que ça. Je leur ai demandé de reprendre une attitude qu'ils avaient prise spontanément.

dessin2Poulette à 20 ans d'après le portrait d'une de ses copines photographe.

dessin3Poulette à 20 ans d'après une photo de son grand-père YMC.

dessin4Roland Garros d'après une photo parue dans Paris Match. C'est pas que ce soit ma lecture de chevet, mais c'est ce qu'il y avait dans les couloirs de la résidence de cure.

dessin6Simone Weil à 15 ans, d'après une photo parue dans Télérama. J'aime beaucoup Simone, vraiment beaucoup. J'admire son courage, son humanité et aussi sa beauté.

dessin5Une pub pour €mporio  @rmani parue dans le Figaro Madame. Même remarque que pour Roland et Match.

 

J'ai fait ces portraits, seule dans mon coin.  Je vous montrerai  plus tard ce que j'ai fait à l'atelier, c'est beaucoup plus abouti.

Lu " Je voyage seule " de Samuel Bjork

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