c'est du tout venant

mardi 29 novembre 2016

Ce matin

J'ai commencé la rééducation. Ptain, c'est dur ! Je n'ai plus aucune confiance dans ma jambe. Dans les exercices d'équilibre je me cramponne comme une malheureuse à l'espalier. Le jeune kiné, un nouveau que je ne connaissais pas, m'a répété ce que tout le monde me serine, ça va être long.

J'ai une mine de papier mâché. Le manque de sommeil. Cette nuit, j'ai ouvert un livre. " Contes et légendes tirés de l'Énéide". De la haute littérature. Je me souviens l'avoir déjà lu quand j'étais en 6ème. Mais il m'est impossible de me concentrer sur un truc plus consistant.

J'ai trouvé ce bouquin dans la boîte à livres qui a été placée sur la voie verte au bord de l'Epte. On est allés marcher un peu samedi, l'histoire de digérer le coup de la chirurgie. Le coup, il faudra aussi qu'on digère le coût. Se soigner coûte une fortune. Et on veut casser la sécu. Mais comment les gens vont-ils se soigner ?
Nous sommes 2, avec chacun un revenu moyen. On s'en sort, je ne cherche pas à faire pleurer dans les chaumières. Mais je m'inquiète. Je suis allée chez un nouvel ophtalmo, la mienne est partie en retraite, elle prenait 23 euros, là j'ai payé 80 (remboursés 23 ). Et ne me dites pas que je pouvais en choisir un autre moins cher, c'est faux. Il n'y en a plus.
Je vois un rhumato, 70 euros. Mercredi, je vois une chirurgien, 70 euros encore minimum la consultation. Et combien va-t-il demander pour opérer ? ( Il va forcément vouloir opérer, il est chirurgien ).

On fait face à ces dépenses, là n'est pas le problème. Le problème est qu'on est dans la bonne classe moyenne et que je pense aux couples avec un seul revenu, aux femmes seules avec des enfants, aux chômeurs, aux travailleurs pauvres. Comment vont-ils s'en sortir ?

Cet après-midi, je vais chercher mes nouvelles lunettes. J'ai mangé avec une copine, hier midi. On a bien bavardé. Je perds tout. Ma carte d'identité, je m'en suis rendue compte en allant voter dimanche. J'ai perdu aussi le cadeau que ma mère avait rapporté de voyage pour le Grand. Je perds, j'oublie. Crénom, vivement que cette période ne soit plus qu'une histoire ancienne.

Je me relis, on pourrait croire que je déprime. Non. Ça va. Je tiens, le moral tient. Je regarde par la fenêtre, le ciel est bleu, il n'y a plus de feuilles sur les arbres et le soleil joue dans les branches nues, c'est joli.

Je viens de monter un siège ergonomique, vous savez, ce tabouret sur lequel on est à genoux. J'adore le mécano. Les modes d'emploi avec la quincaillerie, les plans de montage, c'est un défi qui me fait kiffer.

Petite Image De Decoration

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.

Et aujourd'hui, j'écoute ça. "Gurdjieff - De Hartmann Vol 04: Meditation, par Alain Kremski" 

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samedi 26 novembre 2016

Ça va, ça vient.

J'ai vu un rhumato aujourd'hui. Qui ne comprend pas bien ce qui m'arrive. Qui pense, lui, que mes soucis sont articulaires ( le gars de l'IRM pense, lui, que c'est musculaire ). Il m'envoie voir un chirurgien pour avis. Le canal rachidien serait bouffé par l'arthrose. Et compte tenu de mon âge, si c'est pas maintenant, de toute façon je n'échapperai pas à l'opération. Vous dire que ces nouvelles me font grimper aux rideaux serait un peu exagéré. Vraiment, je ne suis pas pressée d'aller me faire charcuter la colonne vertébrale.

Malgré tout, je sors de là satisfaite. Je peux, je dois commencer la rééducation. Je peux, je dois retourner à la piscine. Et je peux arrêter le "lyrica".

J'ai rendez-vous mercredi soir avec le chir. Avec en tête cette maxime : " Il est urgent d'attendre." Je ne prendrai de décision qu'après un autre avis.

Sinon, vous connaissez Prabhu Édouard ? Ben moi non plus jusqu'à peu. J'aime beaucoup les tablas, il en joue merveilleusement bien.

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mercredi 23 novembre 2016

Si il y a un rayon de soleil

Je crois que je vais aller voter à la primaire de la droite dimanche. Je ne suis pas de droite, ni même du centre, un peu plus à gauche que le parti au pouvoir. Mais je crois que je vais y aller. Pas seulement pour sortir de chez moi, non. C'est pas que j'adhère plus au programme de l'un que de l'autre. Disons que j'irai par défaut. Je veux pouvoir voter au deuxième tour des présidentielles. Parce que je n'irai pas s'il faut choisir entre la peste et le choléra.

J'irai donc voter dimanche.

Le vote est ouvert à tous. Il n’est pas réservé aux adhérents des partis. Pour voter, il suffit : 
- D’être inscrit sur la liste électorale au 31 décembre 2015 (ou d’avoir 18 ans à la date de l’élection présidentielle 2017)
- De verser 2€ par tour de scrutin de participation aux frais d’organisation
- De s'engager sur l’honneur en signant la phrase suivante : « Je partage les valeurs républicaines de la droite et du centre et je m’engage pour l’alternance afin de réussir le redressement de la France. »

J'ai barré ce qui pourrait me retenir, mais mon honneur supportera cette rature.

Adrienne et Célestine ( mes bonnes copines ) se sont donné le mot ce matin pour pondre un billet à vous plomber le mois de novembre. Déjà qu'il n'est guère réjouissant.

Mon copain Prax a lui aussi pondu un billet. Il s'y colle une fois par an. Pour éviter que son blog ne ferme certainement.
Mais il a été prolixe, il y a quelques années et ses archives sont savoureuses. On a bien rigolé.

Heure-Bleue et Le Goût sont en panne d'inspiration, mais vaillamment ils ont fait leur boulot en expliquant pourquoi.

Cet après-midi, avec Poulette, on va commander deux places pour " la Flûte enchantée " à l'Opéra Bastille, en janvier. Et je fais le pari d'aller mieux.

 

En traînant, deci-delà, pareille à la feuille morte, j'ai vu cette vidéo, que je veux partager avec vous.

Il faut se forcer un peu, et mettre des couleurs à l'automne.

 

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lundi 21 novembre 2016

Un tableau, une histoire de Lakevio : Ben si, Kéké, il a raté !

kendra baird offering the truth

Kendra Baird - Offering the truth 

Allez, viens !

Arrête de faire la gueule, tu vas tout faire foirer.
C'est rien qu'un petit con qui se la pête, ce chorégraphe de mes deux. Je suis d'accord, il n'avait pas à te dire ça. Mais tu vas pas gober tout ce qu'il raconte. Viens vite, tout le monde t'attend. Tu verras ce sera énorme quand on l'aura fait. Tous ces comm' qu'on va avoir. Ça va liker à donf'. Tu pourras dire j'y étais.
Allez, on est prêts, on n'attend plus que toi. Évidemmment qu'on peut le faire sans toi. Éh, bien sûr ! Mais ce ne sera pas pareil. Allez viens, ça va commencer. On s'entraine depuis des jours. Ça va être le flashmob du siècle. Celui qui déchire sa race. "Les Parapluies de Cherbourg" avec 400 gus.  Ça renvoie "La mélodie du bonheur" au rang des amateurs.

Viens ! J'espère seulement que Kéké va pas louper la vidéo.

 

 

 

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dimanche 20 novembre 2016

Du mieux

Aujourd'hui, ça va mieux.

Le moral. Je continue à baisser les médocs, j'ai arrêté les antidouleurs , évidemment je le sens mais j'en ai marre ďe tous ces cachetons et puîs c'est que je ne dois plus en avoir besoin, puisque je supporte

Je vais mieux, pour lr moral. Parce qu'au niveau de l'équilibre, c'est vraiment pas le pied (humour !).

Je tangue, je titube, et je me retiens aux murs. Dans la maison, je délaisse jeanne. Les murs; les meubles m'aident.

Hier, on est allés me choisir une nouvelle paire de lunettes. Je suis contente de mon choix. C'était bien aussi de sortir de la maison, il y avait du soleil, un froid vif et un vent du tonnerre.

Des copines, ma mère, ma fille, mon fils sont venus me voir. Je suis entourée. Vous commentez avec gentillesse mes pleunicheires. Vous êtes précieux.

J'ai retracé l'historique des douleurs pour pouvoir être claire quand je vais rencontrer le toubib du travail. Je ne veux rien oublier. Ecrire tout ça m'a tranquillisée.

Mon mari qui est un amour lui aussi, et prévenant, m'a offert un petit clavier pour pouvoir taper allongée avec ma tablette. Je ne maitrise pas encore parfaitement l'engin. Je fais de nombreuses fautes de frappe. Et fautes tout court.

Voilà c'est tout pour aujourd'hui. Cet après midi, je me colle au devoir de Lakévio.

 

 

 

 

 

 

 

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samedi 19 novembre 2016

1 an

Ça a commencé comme ça. Enfin, je crois. Est-ce utile de remonter plus loin ? Peut-être mais on verra plus tard.

En octobre 2015, j'avais mal au cul. Oui au cul, je parle comme ça. Je ne pouvais pas rester assise. Le coccyx me transperçait. Impossible d'être sur une chaise plus d'1/2 heure. J'ai fini par en parler à la toubib en novembre. Elle m'a envoyée chez une ostéopathe que j'ai vue trois fois. Sans résultat. " Toutes vos charnières vertébrales sont très abimées." Bon, je savais que mon dos n'allait pas très bien mais me l'entendre dire ne m'a pas beaucoup plu.

J'ai acheté des coussins spéciaux, évidés pour que le coccyx n'appuie plus. J'en ai mis un dans la voiture, un dans la cuisine, un dans le bureau devant l'ordi. J'ai pris l'habitude de rester debout. Je me suis de moins en moins assise et j'ai été de plus en plus fatiguée.

J'ai décidé de perdre du poids, j'étais en léger surpoids, dans la zone d'embonpoint. C'est ce qu'il faut faire quand on a mal au dos, maigrir. Tout le monde le dit. Je me suis fait aider par l'hypnose.

Fin janvier, j'ai eu un lumbago terrible après avoir éternué dans mon lit. L'IRM fait en urgence annonce une hernie avec conflit radiculaire S1 ( c'est très technique ). En gros en pour faire simple, la hernie va titiller la branche du nerf sciatique qui passe par le talon. Je suis arrêtée quelques jours puis c'est les vacances, je me remets avec force AINS. Je porte une ceinture lombostatique en permanence. La toubib m'envoie chez un rhumato pour infiltrations car les médocs soulagent un peu l'inflammation mais ne la stoppe pas. Elle me prescrit une cure. Nous choisissons Dax.

1 ère infiltration : avril, ça va mieux mais ça ne dure pas.

2 ème infiltration : mai, c'est magique, je revis, ça dure 5 semaines. Et puis j'ai de nouveau mal. Je suis de nouveau arrêtée. Je reprends des AINS.

3 ème infiltration : début juillet, ouf les vacances. je vais de mieux en mieux, je me refais la cerise.

Je revois le rhumato début septembre. Tout va bien. Au revoir Monsieur.

Septembre, je bosse. Je fatigue. J'ai de nouveau mal au cul et de nouveau je ne m'assois plus. Je fatigue de plus en plus. La sciatique S1 me chatouille dans la journée. Quand je me couche, elle serre bien. On va voir un autre ostéopathe. Il me dit que je suis mal en point. Je sens bien que ça déconne dur. Je vais à la piscine pour bien m'étirer. C'est bon, la piscine pour le dos, tout le monde le dit. Je vais chez la kiné pour me faire masser. Elle me masse longuement la fesse. Je n'en sors pas soulagée du tout.

Deux jours après, un dimanche matin, en déposant une paire de chaussettes ( c'est vachement lourd, une paire de chaussetes, ne vous baissez jamais avec une paire de chaussettes dans les mains ) sur le lit, un spasme part de ma fesse pour arriver jusqu'à la cheville. C'est dimanche, je me repose. Le lundi, je pars bosser. Mon mari est furieux. Il a raison, la journée est très difficile, je suis obligée de m'étendre le midi. La douleur augmente au fil des heures. Le lendemain, la toubib m'arrête. ELle me dit que je dois faire une déclaration en qualité de travailleur handicapé pour pouvoir travailler moins. J'ai du mal à tenir sur ma jambe qui n'est que douleur. J'ai une canne ( Jeanne ). Les calmants prescrits ne font aucun effet. Je souffre le martyr. Je ne dors plus du tout. On double les doses. Ça me soulage à peine. Je ne tiens plus debout. Je cherche toutes les techniques pour me soulager : la poche de chaud, le tapis de fakir. L'hypnothérapeute me fait un enregistrement à me passer quand ça va trop mal. Ça m'apaise sur le moment. Tout est bon pour trouver un moment de repos. Je suis tellement shootée que je perds sans cesse l'équilibre ( ça doit être les médocs ). On hésite à partir à Dax. Et puis, on se décide.

Le médecin de cure en me voyant arriver est bien emmerdé. En crise. Il est emmerdé aussi parce le trajet de la sciatique que je peux mieux décrire maintenant, je pourrais même le dessiner sur ma jambe, il part de la fesse pour arriver au gros orteil, le trajet ne correspond pas à la hernie de l'IRM. Je ne sens plus mon pied, je ne relève plus mes orteils. Je ne peux pas marcher sur les talons. Je descends difficilement les marches. C'est une sciatique L5.

La cure me fait du bien, c'est une cure light, mais elle me fait beaucoup de bien. J'ai moins mal. Et comme j'ai moins mal, je peux mieux me rendre compte des dégâts. La perte d'équilibre persiste et pourtant j'ai beaucoup baissé les morphiniques.

À la visite de fin de cure, le toubib m'annonce le diagnostique " scialique déficitaire L5". Je ne dois pas reprendre le boulot. La rééducation peut être très longue, voire incertaine. Il parle comme ça, l'air de rien, d'invalidité. Il change mon traitement : cortisone à dose de cheval.

On rentre. Je retourne voir ma toubib. Nouvel IRM, on cherche une hernie en L5 pour explique la paralysie des muscles releveurs du pied. Pas de nouvelle hernie. C'est musculaire. C'est un muscle qui a lésé le nerf. Le muscle piriforme ? ( ça , c'est le diagnotique maison de docteur internet )

Chic ! pas de chirurgie du rachis, dit la toubib. Oui mais il faut quand même comprendre pourquoi je suis dans cet état.

Je cherche un nouveau rhumato, j'ai une confiance très limitée dans le premier que j'ai vu.

Galère, galère. C'est le parcours du combattant. J'appelle les cabinets, les hôpitaux. Je prends tout ce qu'on me donne, en me disant que j'annulerai si je trouve un RV dans un délai correct.

Voilà, j'en suis là. 

1 an.   1 an de douleurs, à bouffer des saloperies, à porter un lombostat du matin au soir. Je suis au régime sans sel-sans sucre. Ah, je ne suis plus en surpoids croyez-moi. Je baisse la cortisone mais je ne dors que très peu, j'ai toujours ma canne car je manque toujours d'équilibre. C'est fou ce que ces petits muscles de rien du tout sont importants pour marcher droit. J'ai retrouvé la sensibilité au niveau du pied. C'est bon signe, c'est que le nerf se reconstruit. J'attends le feu vert pour commencer la rééducation. On repart à Dax en juillet, s'il n'y a pas d'opération d'ici là.

Allez, vous avez été gentils, vous avez lu jusqu'au bout. Voici votre récompense : une chanson d'un monsieur que je découvre.

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jeudi 17 novembre 2016

accepter

Accepter.

Accepter le handicap.

Accepter d'être patiente.

Acepter qu'on ne sache pas pourquoi le nerf est lésé.

Accepter d'attendre.

Accepter les coups de blues, ceux dûs à l'état, ceux dûs à tous les médocs ingérés.

Accepter.

Accepter qu'on s'inquiète.

Accepter qu'on vous dise :"Tu t'isoles, tu te mets dans ta bulle".

Accepter

Mes amis, je vais avoir besoin de votre soutien. Je crois que ce blog va changer de ton ; il est bien possible qu'il devienne une sorte de journal de cette épreuve; si mes jérémiades vous lassent, je comprendrai très bien que vous délaissiez l'endroit ; c'est pas drôle d'entendre des plaintes.

La paralysie n'est pas dûe à une hernie. Est-ce musculaire ? Quels traitements ? Quelle récupération de la paralysie ? À quelle échéance ?

Encore beaucoup de questions. Après avoir téléphoné à plein de rhumatologues, j'ai enfin obtenu un rendez-vous pour samedi en 8. La sciatique paralysante est une urgence mais on m'a proposé des dates en février. Allez je tiendrai bien jusqu'au 26. Je dois voir aussi le médecin du travail, car je ne reprendrai pas en janvier. Bref, de quoi m'occuper.

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lundi 14 novembre 2016

Où vous verrez Berthoise en Emmanuelle des thermes

Le curiste va par deux, comme les Dupont(d).
Le curiste est vieux ; peut-être pas toujours mais à cette époque, le curiste est vieux. Le vieux dans l'aisance, ne sachant pas occuper son automne, va soigner ses douleurs en prenant les eaux.
Le curiste n'est pas tatoué. En tout cas, emmitouflé dans son peignoir ou son burnou, il ne laisse rien voir de tel.

Et toi, Berthoise ? Pas si vieille, mais bien mal en point, j'allais aussi par deux, tenant le bras de mon mari avec ma main sans canne. C'est ma nouvelle amie, Jeanne. Jeanne, la canne. Je ne suis pas tatouée.

Rentrée de cure. Mais pas guérie, loin s'en faut. Pas au boulot. Avec un nouvel IRM prévu pour mercredi. Une fois le diagnostique confirmé (nouvelle hernie à l'étage au-dessus ?), j'irai voir un neurochirurgien pour une éventuelle opération. Cette saloperie de sciatique ne s'est pas contentée de me faire souffrir en me laissant sur le flanc, elle a lésé le nerf du même nom. Sciatique paralysante ça s'appelle, je ne peux plus faire certains mouvements avec mon pied : comme le relever par exemple. C'est con, parce que pour marcher on a besoin de relever le pied pour ensuite le dérouler. C'est con. D'où, ma bonne copine Jeanne.

Photo0671

Sinon, la cure, c'était bien. Oui, la boue, c'est bon. Quand on a mal, se coucher sur la boue chaude soulage. C'est presque magique. Je n'ai pas eu beaucoup de soins. Pas de massage, il était hors de question de me toucher, pas de rééducation, non, juste la boue, la baignoire, et la douche. C'était assez. Et il me fallait bien quelques heures pour récupérer.

Et maintenant ?

 ♫ Et maintenant que vais-je faire de tout ce temps que sera ma vie ? ♪

Récapitulons :

Je ne peux pas bosser

Je ne reste pas assise très longtemps ( pas de cinoche, pas de concert, plus de chant, et pas trop d'ordi)

Je ne peux pas marcher des Km, être debout est difficile ( pas de balades, pas de sport, de piscine, pas d'expo )

Maintenant que je souffre moins, je devrais toutefois pouvoir recommencer à lire un peu. Me concentrer sur un bouquin quand j'ai mal est impossible, même sur un Legardinier, c'est dire ! Mais ça va mieux.

Question : remplit-on sa vie avec de la lecture ?

 

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mardi 18 octobre 2016

Du nerf, que diable, du nerf !

J'ai été absente. J'étais pourtant là mais incapable de rester assise devant l'ordi. Puis tellement shootée que je ne pouvais plus aligner 2 idées. J'ai gardé le lit. Je vais mieux. Un peu. Mais j'en sors méchamment secouée.
La sciatique hyperalgique est un mal que je ne souhaite à personne. Et qui dure. Je pensais après les 3 infiltrations être sortie de l'auberge des douleurs. Et c'est vrai que j'ai passé un été tranquille. Il a suffi d'un mois et demi de boulot pour tout déglinguer. Et les toubibs font du curatif, pas du préventif. Je sentais bien que ça allait pêter. Mais aller voir son toubib et lui dire " Arrêtez-moi, je vais être malade." , ça ne se fait pas. J'ai donc tenu jusqu'à ce que ça craque. Ça a bien craqué. Je prends des médocs, une liste longue comme le bras. Avec des trucs et puis des machins pour contrer les effets indésirables des trucs. Mais ça y est, je revois le jour. Je marche avec une canne. Je ne sens plus mon pied. Je titube encore un peu. Mais ça va mieux.

Nous partons samedi en cure à Dax. Il aurait mieux valu que je n'y aille pas en période de crise. Mais c'est comme ça, je suis en crise. Des gens qui souffrent, ils doivent avoir l'habitude d'en voir, à Dax.

Au retour, la toubib m'a dit qu'on ferait une reconnaissance de qualité de travailleur handicapé. Ça m'a fichu un choc quand elle m'a dit ça. Mais si ça peut me permettre d'avoir un temps partiel, allons'y gaiement.

À part ça, c'est l'automne.

IMG_4543Petite fleur photographiée dans mon jardin la veille du jour de grande douleur.

 

Voilà les feuilles sans sève
Qui tombent sur le gazon,
Voilà le vent qui s'élève
Et gémit dans le vallon,
Voilà l'errante hirondelle .
Qui rase du bout de l'aile :
L'eau dormante des marais,
Voilà l'enfant des chaumières
Qui glane sur les bruyères
Le bois tombé des forêts.....

 

 

....C'est un ami de l'enfance,
Qu'aux jours sombres du malheur
Nous prêta la Providence
Pour appuyer notre cœur ;
Il n'est plus ; notre âme est veuve,
Il nous suit dans notre épreuve
Et nous dit avec pitié :
Ami, si ton âme est pleine,
De ta joie ou de ta peine
Qui portera la moitié ?

Lamartine

 Les vers d'Alphonse ont la couleur de mon humeur.

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dimanche 2 octobre 2016

Un tableau, une histoire de Lakévio : I'm happy again

Juillet 56 Ladies home journal Harry Anderson

J'avais très envie d'un trench. Mastic si possible. Un trench mastic avec des bavolets, une ceinture et de grandes poches. Un trench. J'ai cherché un peu. Je n'en ai pas trouvé. Ou plutôt, ceux que j'ai trouvés dépassaient largement mon budget. Et puis, au printemps dernier, alors qu'il pleuvait comme au déluge, en allant déposer un fourbi à la ressourcerie, je me suis arrêtée au vestiaire. Et là, j'ai vu un imper. D'une marque anglaise. Mastic. Sans ceinture, ni bavolet, mais je n'ai pas fait la difficile quand je me suis apercue qu'il était à ma taille et qu'il ne coûtait que 5 euros. Bien sûr, maintenant, on voit des trenchs partout. C'est toujours comme ça. Je cherche un truc pendant des années et puis d'un seul coup, je me rends compte que ce truc qui me paraissait indispensable est devenu à la mode et trône dans toutes les boutiques.

Ça l'a fait aussi avec les têtes de mort. J'aime les vanités et les grosses bagues, c'est mon côté rebelle. Depuis quelques années, on en voit beaucoup, sur les foulards, tee-shirts, bijoux. Je les attendais depuis si longtemps, bien avant la mode.

Je dois être une précurseuse ( Le mot existe-t-il ? Les avis sont partagés ), dit celle qui n'a pas peur qu'on la traite de prétentieuse.

Depuis avec mon trench, je peux braver la pluie. Braver la pluie et chanter et danser. Comme ces bons Smith, qui eux aussi, ont mis leur panoplie, mais font fichtrement la gueule.

 

 

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mardi 20 septembre 2016

My name....

J'ai laissé tomber la chorale de l'école de musique du bourg et me suis inscrite au conservatoire de la ville voisine.
Je m'ennuyais à la chorale, je m'ennuyais et leurs chaises sont très inconfortables et quand on a mal au cul, le confort, ça n'a pas de prix. Je suis prête à souffrir pour la bonne cause mais pas pour me fader un répertoire qui gave. Alors je me suis fendue d'un mail pour avertir de mon départ ( ça faisait 13-14 ans que j'y allais ) et leur souhaiter bonne route.

Je me suis donc inscrite au conservatoire en atelier lyrique. Et là, je ne m'ennuie pas. Pas encore, peut-être. On est tout le temps debout, je ne sais pas comment sont leurs chaises et je n'ai pas mal au cul. Ça me demande de la concentration, un peu de travail à la maison, et je suis contente.

Je vous avais dit que j'ai repris le boulot ? ...Il faut bien gagner sa croûte.
Aujourd'hui, c'était bien sympa, dans une toute petite école, bientôt, il n'en restera plus des comme ça. Le village était merveilleux. C'est bizarre, je suis pourtant déjà venue plusieurs fois remplacer là, mais je n'avais jamais pris le temps de me balader. Aujourd'hui, l'air était doux, et le soleil me poussait dans le dos. J'ai marché dans les rues, il n'y avait pas un bruit, ou plutôt si, l'aboiement d'un chien, le roucoulement de tourterelles, le pépiement des moineaux, l'Aunette qui chantait près du lavoir. C'était beau, ni magnifique, ni inoubliable, juste simple et beau.

 

Demain est un autre jour ( on se croirait chez James Bond ). Et demain, ce sera, je pense, beaucoup plus sportif (comme chez James Bond ) et bien moins champêtre.

Demain, je vais dans une usine à gosses. Faut y aller, c'est mon boulot mais je vous prie de croire que ça me fait nettement moins rigoler.

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lundi 12 septembre 2016

Un tableau, une histoire de Lakévio : George & Edith

james ormsbee chapin George Marvin and his daughter

 George Marvin and Daughter Edith, James Ormsbee Chapin

Il attend.
Il ne sait pas quoi en penser. Bien sûr, s'il écoute Edith, il est merveilleux, sérieux, ambitieux, délicieux. Mais peut-on se fier au jugement d'une amoureuse ? Il attend. Il se fera son idée quand il l'aura vu.
Elle, Edith, elle attend aussi. Elle l'attend. Elle est confiante. Il est si merveilleux qu'il saura l'éblouir. Il est si sérieux qu'il saura le rassurer. Il est si ambitieux qu'il saura le flatter. Il est si délicieux qu'il saura le séduire.
Lui, George, il sent une lourde responsabilité lui peser sur le dos. Il doit donner son consentement. Il est seul à pouvoir le faire. Si encore Margaret avait été là, à ses côtés, elle aurait pu l'aider. Elle savait si bien sonder les gens, elle voyait leur âme. Mais il est seul maintenant et l'avenir d'Edith, son bonheur ne dépendent que de lui.

Depuis que Margaret est morte, depuis cette satanée phtisie, Edith est devenue une femme malgré son jeune âge. Elle avait soigné sa mère, tenu la maison quand Margaret n'avait plus pu quitter le lit. Elle avait organisé les obsèques. Abattu comme il l'était, il ne lui avait pas été d'une grande aide. Edith est une femme. Et une femme attire les hommes. Elle est jolie avec ses yeux clairs, son air sérieux, et ses joues pleines de jeunesse. Elle a certainement d'autres appâts qu'il ne connaît pas, qu'il ne voit pas, il est son père. Elle peut ravir un homme. Mais cet homme, il faut qu'il soit à sa mesure, qu'il la mérite. Il veut bien perdre sa fille. C'est le lot de tous les pères. Il veut bien la perdre mais pour son bonheur à elle, pas pour leur malheur à tous les deux.

Il attend. Quand il l'aura vu, il ira promener son chien et son fusil, pour réfléchir : il ne tire jamais.

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samedi 10 septembre 2016

Saints d'été

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J'aime bien les églises. On y voit de jolies statues.

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lundi 5 septembre 2016

Jeu d'Adrienne

Adrienne a joué avec ce texte d' Édouard Levé.

Adolescent, je croyais que La Vie mode d'emploi m'aiderait à vivre, et Suicide mode d'emploi à mourir. J'ai passé trois ans et trois mois à l'étranger. Je préfère regarder sur ma gauche. Un de mes amis jouit dans la trahison. La fin d'un voyage me laisse le même goût triste que la fin d'un roman. J'oublie ce qui me déplaît. J'ai peut-être parlé sans le savoir avec quelqu'un qui a tué quelqu'un. Je vais regarder dans les impasses. Ce qu'il y a au bout de la vie ne me fait pas peur. Je n'écoute pas vraiment ce qu'on me dit. Je m'étonne qu'on me donne un surnom alors qu'on me connaît à peine. Je suis lent à comprendre que quelqu'un se comporte mal avec moi, tant je suis surpris que cela m'arrive : le mal est en quelque sorte irréel. J'archive. J'ai parlé à Salvador Dali à l'âge de deux ans. La compétition ne me stimule pas. Décrire précisément ma vie me prendrait plus de temps que la vivre. Je me demande si, en vieillissant, je deviendrai réactionnaire. Assis jambes nues sur du skaï, ma peau ne glisse pas, elle crisse. J'ai trompé deux femmes, je leur ai dit, l'une y fut indifférente, l'autre pas. Je plaisante avec la mort. Je ne m'aime pas. Je ne me déteste pas. Je n'oublie pas d'oublier. Je ne crois pas que Satan existe. Mon casier judiciaire est vierge. J'aimerais que les saisons durent une semaine. Je préfère m'ennuyer seul qu'à deux. J'arpente les lieux vides et je déjeune dans des restaurants désolés. En matière de nourriture, je préfère le salé au sucré, le cru au cuit, le dur au mou, le froid au chaud, le parfumé à l'inodore. Je ne peux pas écrire tranquillement s'il n'y a rien à manger dans mon frigidaire. Je me passe facilement d'alcool et de tabac. Dans un pays étranger, j'hésite à rire lorsque mon interlocuteur rote pendant la conversation.

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Si Adrienne joue, je joue aussi.

 

Adolescente, je croyais qu'on était vieux à 30 ans, et que je n'arriverais jamais à cet âge canonique. J'ai passé trop peu de temps l'étranger. Je préfère regarder là où je mets les pieds. Je n'ai plus beaucoup d'amis. La fin d'une relation amicale, amoureuse me bouleverse. J'oublie ce qui me déplaît et aussi malheureusement beaucoup d'autres choses bien plus importantes. J'ai parlé avec beaucoup de monde, peut-être y-a-t-il parmi eux des assassins, des voleurs, des poètes. Je regarde les gens ; dans le métro, ça me joue des tours. Je n'ai pas peur de la mort, la vieillesse m'inquiète beaucoup plus. Je n'écoute pas toujours ce qu'on me dit. Aux États Unis et en Inde, j'ai été appelée par un autre nom que celui que m'ont donné mes parents. Je comprends rapidement quand quelqu'un se comporte mal avec moi et je fuis, j'ai horreur des conflits mais je n'aime pas être maltraitée. Je ne sais pas jeter, j'entasse. Je me rappelle  Salvador Dali et le chocolat Lanvin. J'ai participé à des compétitions sportives avec plaisir. Décrire précisément ma vie n'aurait d’intérêt pour personne. Je m'inquiète qu'en vieillissant, je devienne réactionnaire. J'ai un fauteuil club, j'aime le contact du cuir sur ma peau. Je n'ai jamais trompé mon mari. Je plaisante avec mauvais goût, je mens avec mauvaise foi. Je m'aime plus qu'à 15 ans ou à 20. Je déteste mon manque de courage. Je m'en veux d'oublier. Je ne crois pas que Satan existe, mais je crois qu'il y a des êtres malfaisants. Mon casier judiciaire est vierge. J'aimerais que les saisons oublient l'automne. Je préfère m'ennuyer seule qu'à plusieurs, à deux j'aime bien. La solitude ne m'effraie pas, la foule non plus. En matière de nourriture, tout fait ventre, je suis très gourmande. Je ne suis pas tranquille s'il y a du vent . Je me passe facilement d'alcool et de tabac, et de toute autre substance illicite. Dans un pays étranger….il y a bien trente ans que je ne suis allée dans un pays étranger.

 

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samedi 3 septembre 2016

Sages comme des images

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Ce n'est pas moi qui me suis amusée à ranger mes playmobils, mais la fille d'une collègue. J'ai trouvé ça drôle. Elle a bien voulu que je photograpieses jouets.

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La rentrée, c'est fait.
L'incription au conservatoire, c'est fait aussi. En lyrique, puisque j'ai la voix pour.
Avec une copine, on a fixé le jour de piscine. Le jeudi de 18h30 à la fermeture.

 

Voili, voilà, l'année peut se dérouler.

Il fait encore beau et j'aime ça.

Sur le parking du super marché, j'ai vu ce midi un bel oiseau gris. Fin, élégant. Inattendu au milieu des voitures.
Tout à l'heure, au bord de la troësne, pendant ma balade, il y avait une foulque ou un grèbe. Je confonds. Je trouve les deux mots très jolis.... les oiseaux aussi. Après recherche, c'est une foulque.

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Photo piquée sur le net, c'est pas bien, mais si Aurélien vient à passer par là et me demande de retirer la photo , je le ferai illico sans sourciller.

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Pareil pour Callie, si tu ne veux pas, j'enlève.

Demain, on fera notre première foire à tout de la saison.

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mardi 30 août 2016

Pendant l'été

Aujourd'hui, dernier jour des vacances, un bilan s'impose.

Nous avons beaucoup bougé, vu des coins que je ne connaissais pas. Nous avons visité des copains qu'on voyait toujours dans d'autres circonstances. Ils nous ont accueillis avec gentillesse et nous ont montré leurs villes avec enthousiasme.

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Après 3 infiltrations, mon dos va un peu mieux. Un peu. Mais je ne suis pas guérie. Je sens que c'est très fragile et que je dois faire attention. J'ai reçu un tapis de fakir dont j'attends du soulagement. Ça parait barbare mais ce n'est pas si douloureux que ça en a l'air.

J'ai vu deux superbes expos. Une à Tarbes, au Carmel, Magi Puig. Petite expo, une vingtaine de tableaux. Assez pour découvrir ce peintre catalan.

 

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 Et à Landerneau, Chagall. Chagall qu'on ne présente plus. Là, il y avait beaucoup, vraiment beaucoup de tableaux, d'aquarelles, de céramiques. Une expo riche dans un lieu immense. En province, ce qui veut dire que, s'il y avait foule, on ne se marchait pas sur les pieds. Il y avait, malgré tout, l'inévitable dame en capeline. À chaque expo, j'en vois une. Une emmerdeuse. Mais là, comme les salles sont très grandes, on pouvait l'éviter.

IMG_4427J'ai aussi, début juillet, fait un stage de chant. Très sympa. Où j'ai appris que j'étais toujours en voix de tête. Même quand je parle, ce qui me permet de ne pas me fatiguer. Je peux parler longtemps, longtemps, ma voix ne se fatigue pas. C'est bien utile quand on est bavarde. Mais quand on veut chanter du jazz, c'est beaucoup plus gênant.  Allez, c'est pas grave, si j'avais dû faire carrière comme chanteuse, il y a belle lurette que ça se saurait.

On est allés sur la côte varoise. Du monde, trop de monde. Tant de monde, que je ne suis  pas allée à Grasse que j'avais pourtant envie d'aller sentir. On ne m'y reverra pas en cette saison.

J'ai un peu lu, pas beaucoup. Rien d'inoubliable. J'ai regardé des séries en streaming ( Grandchester, Meurtres à Sandhamn).

Je reprends, demain, sans grand enthousiasme, sans déplaisir non plus. On commence par une réunion avec le chef, je parie qu'il va nous parler sécurité. Je vous tiens au courant.

 

 

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vendredi 26 août 2016

Aujourd'hui, jour de marché

Un vieil homme, ancien rebelle, avec son pantalon à chaînes, ses breloques, son panier au bras et sa femme que j'aurais voloniers appelée Bobonne à l'autre. Mon mari et moi avons souri et puis avons souri d'avoir souri en les voyant.

Une vieille femme en voile et en pleurs au téléphone. Elle était assise à l'ombre sur un banc au bord de l'Epte. Je ne sais quelle nouvelle elle apprenait mais elle semblait bouleversée.

On a pris des fraises. Ce n'est plus la saison. Elles sont encore un peu parfumées mais ce sont les dernières qu'on achète. Des oignons, du brocoli, une grosse courgette ; le vendredi, c'est le jour des petits producteurs locaux.

J'ai déposé le tabouret du piano pour le faire retapisser. C'est Poulette qui a choisi le tissu. Je fais aussi recouvrir les deux gros coussins d'un fauteuil. La couturière est une ancienne maman d'élève et j'ai eu aussi sa petite fille en classe. Bientôt, j'aurai des troisièmes générations. Il faut que je me sauve avant.

Il fait chaud, on reste dans l'obscurité, volets et fenêtres fermés. Je regarde des séries sur l'ordi. La Suède, l'Angleterre...
J'ai lu pendant les vacances un recueil de nouvelles sympa : "L'ivresse du kangourou et autres histoires du bush " de Kenneth Cook, ça m'a bien dépaysée.

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mardi 23 août 2016

Oiseaux des vacances

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IMG_4419Je n'ai pas pris en photo les tourterelles de Saint Raphaêl qui venaient picorer nos miettes à chaque repas.
Les blogs ne sont pas encore en odorama. C'est dommage, j'aurais pu partager avec vous le cyste, les pins, les géraniums rosats, l'eau de fleur d'oranger.

IMG_4310Voilà, je suis revenue avec des parfums, des images plein la tête.

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mercredi 22 juin 2016

Constat

Il semblerait que ces temps-ci, je n'ai plus trop la tête à bloguer, non pas que je broie du noir et aie quelques terribles chagrins qui me fassent me terrer au fond des bois. Non simplement, j'ai d'autres trucs à faire.

Je reviendrai, je reviens toujours. Mais là, et pour une durée qui dépendra de mon bon vouloir, je vais voir ailleurs.

Je vous embrasse et vous souhaite à tous un bon été.

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vendredi 17 juin 2016

Projet

Aujourd'hui, j'étais en PS-MS, 4-5 ans, à cette période de l'année. On parle, on discute, on fait connaissance. Kélian, 5 ans, me dit que quand il sera grand, il sera footballeur.
- Bien, bien-bien. Tu aimes le foot ?
- Non, mais je veux m'acheter une Ferrari rouge ou une Bugatti Chiron bleue.
Bugatti Chiron : le patron - Vidéo en direct du Salon de Genève 2016
La maîtresse a bien fait son boulot, il connait ses couleurs.

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