c'est du tout venant

dimanche 29 janvier 2012

Rose & vert

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jeudi 26 janvier 2012

Rectificatif

L'autre soir, je n'avais vraiment pas les yeux en face des trous. Tartuffe, ce n'est pas ce soir, c'est dans un mois. Je serais pourtant bien allée au théâtre moi ce soir. Mais tant pis ! À la place je vais essayer d'avancer dans mon bouquin. Un polar, pas mal, mais auquel j'ai malgré tout du mal à accrocher. À moins que je ne me plante devant la téloche avec mon mari. Mais il n'a pas encore fait son choix de programme, alors je ne vous en dirai pas plus.

Aujourd'hui pendant la récré de cet après-midi, j'étais de service, il faisait mouillé mais le soleil a fait une percée très remarquée. J'ai offert mon visage aux rayons après l'avoir dégagé de mon écharpe. On est quand même en hiver. Ça n'a pas duré très longtemps mais c'était bien.

Voilà. Rien de bien rare. Le quotidien.

Mais puisque vous êtes là, voilà ce que j'apprends en ce moment. Je trouve ça superbe, surtout avec cet accompagnement. Je n'en suis pas à chanter comme Dame Janet Baker, mais j'y prends beaucoup de plaisir.

 

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mardi 24 janvier 2012

Insomnie

Est-ce un effet pervers du dernier défi ? J'ai un mal de chien à dormir. Je suis un peu insomniaque. Un peu. Souvent. Trop souvent. S'endormir à 10h30, se réveiller à 1h30 pour se rendormir à 5h30 quand le réveil sonne à 6h30, j'appelle ça une insomnie. Quand ça revient plusieurs fois par semaine, j'appelle ça une plaie. Je traîne une fatigue qui ressemble à un gouffre. Il ne faut surtout pas que je me penche, sinon je vais tomber. Là, vous voyez, il est 8h-10, je ne rêve que d'une chose : me fourrer sous la couette. Mais je lutte, il est trop tôt, si je me pieute tout de suite, je vais me réveiller encore une fois dans la nuit et demain ce sera terrible. Comme il faut que je lutte, je m'occupe et vous fais part de mes nuits blanches. Le tilleul, j'ai essayé, Zigmund. Que dalle ! J'ai essayé tous les trucs, oui, oui Teb, j'ai bien dit tous les trucs. Niet, nada, que de chie ! Pas moyen.

Ce soir, je vais résister à l'appel de la petite pilule miracle, mais demain, si cette nuit ressemble à la nuit dernière, je céderai à ses promesses. Ben oui, demain, je ne travaille pas, si je me traîne, ce n'est pas trop grave, mais jeudi, je retrouve mes affreux et j'ai plutôt intérêt à avoir la forme. Et puis jeudi soir, on va au théâtre à Beauvais voir Tartuffe. Et j'aimerais bien ne pas piquer du nez sur mon strapontin.

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dimanche 22 janvier 2012

On est sorti

Jeudi soir, on est allé dans une salle des fêtes du coin. Le Théâtre du Beauvaisis délocalisait un de ses spectacles. La com'com' ( communauté de communes, le canton quoi ! ) payait une partie du billet. Une grosse partie même puisque nous avons déboursé 3 € pour des places en vente à 13, 19 ou 23 € à Beauvais. Bref, on est sorti à peu de frais. On n'a pas regretté, j'étais pourtant très fatiguée, mais le spectacle m'a toute ragaillardie.

La dame était pétulante et chantait très bien. Le monsieur jouait comme un dieu. C'était bien.

S'ils passent par chez vous, ne les ratez pas.

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samedi 21 janvier 2012

À demain, mon amour.

Défi #177

C'est notre ami Sebarjo qui nous propose aujourd'hui ce nouveau défi :
 
 
La nuit, lorsque vous ne dormez pas, que faites-vous ?
Racontez-nous tout ça et nous vous lirons de jour !
 
 
INSOMNIE

 

 

La nuit quand tout le monde dort, je ne dors pas. J'attends. J'attends que l'agitation s'apaise, que les respirations se calment, que les rêves s'éveillent. Alors, quand tout se fige, quand plus rien ne bouge que les poitrines qui montent et descendent au rythme du souffle, alors je me lève sans bruit. Je quitte la chambre à pas légers. Je me vêts avec soin, je me pare de mes plus beaux atours. Je sors. Je rejoins mes amants.

Sous la lune complice, dans la fraîcheur qui pince mon visage, je vole à travers les rues, la ville, la campagne pour retrouver celui du moment.

J'offre mon corps à ses caresses, j'offre mes caresses à son corps. Je soupire, je geins et me pâme sous ses baisers. Quand nos jeux se tarissent, je rentre au château. Je me glisse sans un bruit dans le lit conjugal. Il est chaud, doux, accueillant. Je me colle contre le corps paisible de mon mari endormi. Il pousse un soupir et m'enlace. Je m'endors enfin rassasiée dans la tiédeur sereine de notre couche, tout en haut de la tour. En me dévêtant, j'ai laissé au pied du lit, ma paire de souliers aux semelles usées par ma course nocturne.

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mardi 17 janvier 2012

Trésor

J'ai retrouvé dans mes brouillons ce truc sans queue ni tête. Je me demande si je ne l'avais pas commencé pour un défi. Jamais fini, jamais envoyé. J'ai essayé de terminer, de toiletter un peu, voici le truc.

Trésor, putain de trésor !
Quand on m'en avait parlé, comme ça de loin, je n'y avais pas cru. Des fadaises pour amuser le chaland. Et puis Hector, un gars bien, avec la tête sur les épaules, avait dit d'une voix posée que lui, il y croyait. Aussi incroyable que cela puisse paraître, lui, il y croyait à ces histoires de trésor. Je l'avais regardé en biais, sans avoir l'air. Alors comme ça, Hector pensait qu'on pouvait accorder crédit à ces histoires. De là à se mettre en quête, il y avait de la marge, mais on pouvait évoquer l'idée sans passer pour un branquignole. Puisqu'on pouvait en parler sans se faire railler, j'en avais parlé. À Benoît, à Marcel, à Gustave (dit gros Tatave), à Jean-Pierre ( dit Tit'Tête). J'en ai parlé à tout le monde, j'ai essayé de voir, d'en savoir plus. Un trésor, d'accord, mais c'est vague, un trésor. Un tas d'or ? une machine fabuleuse ? c'est quoi un trésor ?

Benoît avait dit que le trésor était enfoui dans un des souterrains du château de Gisors,

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que ce n'était pas lui qui le disait mais celui qui avait transformé la motte en gruyère. Que c'était bien connu. Les templiers avant de servir de méchoui à Philippe le Bel avaient caché l'or rapporté des croisades dans un des recoins du château.

Marcel avait dit que le trésor gisait aux fonds des mers au large de Saint-Malo.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/1a/Remparts01.jpg

Que ça faisait des années que tout un tas de pingouins plongeaient et s'agitaient pour rapporter des vieux pots, des outils, des machins qu'on transportait sur des bateaux.

Une trentaine d'objets récupérés sur une épave au large de Saint-Malo </P><P>va être exposée à Paris. Les Malouins pourront visiter le bateau </P><P>des archéologues ce week-end.

Gros Tatave avait dit que c'était à Roscoff qu'il fallait aller.

http://www.paysduleon.com/var/plain/storage/images/sejours_a_la_carte/roscoff_aux_portes_de_la_cote_sauvage/8734-3-fre-FR/roscoff_aux_portes_de_la_cote_sauvage_large.jpg

Qu'à Roscoff, c'était de l'or, et pas des vieilles casseroles. À Roscoff, il y avait de l'or, plein de pièces d'or. Ça, ça vaut le coup de se crever la paillasse, parce que l'or, même si c'est du vieil or, ça reste de l'or, nomdediou. On avait retrouvé des pièces d'argent,  " Charles IV et Ferdinand VII ", mais jamais on n'avait mis la main sur l'or, donc l'or y est encore, caché qu'il est depuis des lustres.

 

FRANCE-1322-Maille blanche-Charles IV le Bel

Tit'Tête avait dit qu'il était inutile d'aller si loin, que Rue Mouffetard, à Paris, on avait trouvé 3 000 pièces d'or à l'effigie de Louis XV, cachées par le sieur Nivelle, écuyer du roi, que c'était un terrassier espagnol, un ouvrier comme eux qui avait la main dessus en terrassant. Comme quoi, la maçonnerie pouvait encore permettre de faire fortune.

 

Rue Mouffetard

Si ça se trouve, il en restait encore, des Louis d'or.

 

 Pour finir, on n'est pas allé à Roscoff, ni à Saint Malo, ni à Gisors, on n'a même pas poussé jusqu'à la rue Mouffetard, on est resté à boire des bières dans le rade du coin. Le croirez-vous, on est toujours aussi peigne-cul.

 

 

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lundi 16 janvier 2012

Brèves

J'écoute les infos à la radio. On a la télé, mais je la regarde peu et j'écoute les infos à la radio. Et je proteste : je ne me sens pas dégradée. Non. Quand j'entends en boucle que la France est dégradée, je ne me sens pas concernée. Pourtant je suis Française,( de souche, et ce depuis quelques générations, mais ne croyez pas que j'en sois plus fière pour autant ), et je ne me sens pas dégradée. Je ne me sens pas coupable. Ni humiliée, non plus. Aux dires des journalistes, je devrais. Mais non. Tant mieux, c'est mieux pour l'image qu'on a de soi de se sentir intègre, pas dégradé quoi. Ça aide à avoir confiance en soi.

Autre chose : je caresse le rêve de faire un jour une croisière. Une grande et longue croisière. Une transatlantique sur un énorme paquebot. C'est mon rêve. Être assise dans un transat sur le pont face à la mer et regarder les flots. C'est un rêve, je ne sais donc pas s'il correspond à une réalité ou s'il en est très éloigné. Mais ce que je sais depuis ce week-end et le naufrage du bateau le long des côtes italiennes, c'est qu'il va falloir que je travaille mon mari au corps avec constance et obstination si je veux qu'il m'accompagne.

Posté par Berthoise à 07:42 - - Commentaires [20]
vendredi 13 janvier 2012

Je n'ai pas peur des raccourcis hâtifs,

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je crois qu'on m'aime.

Merci.

Une petite musique pour vous que j'aime aussi.

Vous pouvez écouter ici aussi.

   

♫Tant qu'il est temps, faut prendre du bon temps.

 

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mercredi 11 janvier 2012

À la chasse

L'autre jour, dans la nuit et le brouillard, j'ai croisé un lièvre. Je n'ai pas accéléré pour le percuter comme le faisait mon père quand j'étais gamine. Il se dépêchait ensuite de le ramasser, de le faire pisser, et le rapportait à ses parents pour qu'ils en fassent du pâté. Le pâté de lièvre de Pépère et Mémère était très bon, leur pâté de lapin aussi. Mon père coursait aussi les poules faisanes dans les champs. Pourtant, personne n'était chasseur dans la famille. Pas chasseur, juste braconnier. Pas par goût du sang, juste par nécessité. On prenait les protéines où on les trouvait, et le boucher était trop cher. Chez mes grands-parents, il y avait aussi un cochon, au fond du jardin, pas très loin de la tinette. Il ne fallait pas s'en approcher. Du cochon, parce qu'à la tinette, on pouvait y aller, à moins de préférer les buissons dans les bois des alentours.

Moi non plus, je ne chasse pas. Je ne course pas les poules faisanes. Je ne percute pas les lièvres en voiture. Je ne sais pas les faire pisser. Mais, je donnerais cher pour manger une tranche de pâté sur une tartine de gros pain comme on en mangeait chez mes grands-parents.

 

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lundi 9 janvier 2012

Routes et rues

Je hais les routes départementales. C'est Jean Yanne qui dit ça. Et je ne suis pas loin d'être d'accord avec lui. Est-ce que vous connaissez les routes départementales de l'Oise ? Et les communales, les vicinales ? Oui, oui, c'est bien ça, c'est plein de boue et ça sent mauvais. À 7h45, ce matin, j'ai emprunté une route départementale pour aller au boulot. Il faisait nuit. Il y avait du brouillard. Elle tournait. Elle était étroite. Et je croisais des 4x4 qui m'obligeaient à frôler les fossés. Et puis, la saison des betteraves n'est pas encore terminée, même si c'est bientôt la fin. Et à la saison des betteraves, dans l'Oise, les routes départementales sont encore plus boueuses qu'aux autres saisons.

 

Je hais les routes départementales. Surtout de nuit, en hiver et par temps de brouillard.

Quand je suis arrivée à Cocoville la Rouge, le soleil se levait à peine. J'ai pris la rue Vaillant-Couturier pour rejoindre l'école Jean Jaurès. Vous ne voyez pas ? Mais si, juste à l'angle de la place Jacques Duclos. J'étais dans une classe de CM2, oh, ils n'étaient pas méchants, mais très chiants, si vous permettez le mot. Cossards, bavards, vantards. Demain, autre aventure au fin fond du pays de Bray, je vais encore prendre des routes départementales, mais je le sais, les CP du pays de Bray sont bien plus sympas que les CM2 de Cocoville la Rouge.

Posté par Berthoise à 16:21 - - Commentaires [21]
samedi 7 janvier 2012

Merci

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À toutes et à tous. À bientôt.

Posté par Berthoise à 09:20 - - Commentaires [12]
jeudi 5 janvier 2012

Jour-J

Tout va bien.

Il vaut mieux annoncer tout de suite la couleur. Je me suis fait pas mal de souci, quelques films bien noirs et larmoyants m'ont tourné dans la tête ces derniers jours, mais tout va bien. Mes seins sont compliqués toutefois ils ne recellent rien d'affolant. Je vous remercie de votre gentillesse et votre soutien. Et je suis un peu confuse de vous avoir entraîné dans mes angoisses.

Mais tout va bien. J'ai testé pour vous la machine infernale. J'étais couchée sur le ventre, la tête reposant sur un support creux et les seins dans les trous prévus à cet effet. C'est vrai que ça fait un potin du diable, et c'est vrai aussi que c'est vachement long. Le personnel a été très gentil et rassurant. La prochaine fois, il sera peut-être inutile de me shooter. Je resterai sage sans qu'on ait besoin de m'abrutir.

Tout va bien. La vie va pouvoir reprendre son cours.

Posté par Berthoise à 16:46 - - Commentaires [25]
lundi 2 janvier 2012

Brosse à reluire

Pour Mère Castor et son À Faire. La dernière, l'ultime.

 


 

J'aime quand ça brille, que ça en jette, que ça m'éblouisse. J'aime et je le dis. Je manie la brosse à reluire. Mais, ne croyez pas que je sois faux-cul pour autant. Les compliments dans ma bouche sont souvent sincères. Un rien m'émerveille.

La preuve : le fond de mes poches où se retrouvent les rebuts brillants que des ignorants ou des indifférents ont laissés sur le trottoir. Je ramasse, nettoie et thésaurise dans une boîte à trésors incertains.

IMG_0367Boutons, bien sûr, pièces de monnaie ( les courantes vont dans mon porte-monnaie), perles, maillon de bracelet de montre, boucles d'oreille, sequin, épingle à nourrice. Tout un fatras clinquant et précieux qui attire mon œil de pie.

Posté par Berthoise à 17:00 - - Commentaires [28]
samedi 31 décembre 2011

petits trucs

Pour les majuscules accentuées, Berthoise, de alt0192 à alt0207. Pratique aussi alt0179, alt0230, alt0215, alt0171 et alt0187...
Valérie :
alt1 ☺
alt2 ☻
alt3 ♥
alt4 ♦
alt5 ♣
alt6 ♠
alt7 •
alt8 ◘
alt9 ○
alt10 ◙
alt11 ♂
alt12 ♀
alt13 ♪
alt0156 œ

autre lien


Édit du 01/01/2012 à 10h30 : C'est du n'importe quoi ce truc, il n'était pas du tout prévu que ce soit publié. Ce sont mes petites combines que j'ai toujours en tête de billets programmés dans le futur pour être retrouvées facilement ( excusez- moi, pas sûre d'être bien claire, mais le Pommerol Lalande d'hier soir était vachement bon ).  Et le futur arrive toujours trop vite. C'est Papistache qui avait écrit ça pour répondre à des questions que Valérie et moi lui posions. Devant la richesse du truc, j'avais copié-collé  une partie de son billet. Rendons à César ce qui revient à César. À Papistache, dans ce cas.

Le lien, c'est moi qui l'ai trouvé.

Puisque ça a l'air de vous être utile, je laisse.

Et je vous souhaite une bonne année pleine de trucs et d'astuces pour vous simplifier la vie.

Posté par Berthoise à 22:20 - Commentaires [23]
jeudi 29 décembre 2011

Déjà le soir

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Allez, faisons la paix. Rien de tel pour cela que de prévoir les festivités. Préparations toutes virtuelles puisque nous passerons la soirée chez des amis et que mon travail va se borner à apporter une bourriche d'huitres. Apporter, je n'ai pas dit les ouvrir.

Ce soir, je vais fêter les 20 ans de mon filleul. Pour l'occasion, j'ai mis ma jupe à fleurs roses, mon pull à fleurs roses et mon plus joli rouge à lèvres ( rose, bien entendu ). C'est un rouge à lèvres rose.

J'ai passé plein de temps à écouter des musiques, à faire du tri, concocter des listes. J'aime bien.

 

Posté par Berthoise à 17:31 - - Commentaires [17]
mardi 27 décembre 2011

La trève des confiseurs

Poulette s'appelle Poulette ( en vrai, ce n'est pas Poulette, voir ici) parce que je trouvais qu'avec un prénom pareil, elle ne pourrait avoir qu'une personnalité affirmée. Poulette, c'est le nom des femmes fortes, des femmes debout, de celles qui ne s'en laissent pas conter. Mes espoirs ont été comblés. Comment dire ? Mes espoirs ont été doublés. Poulette a un putain de caractère que ses grands yeux qui font fondre les foules n'ont pas arrangé. Poulette entend mener son monde à la baguette grâce à ses beaux yeux et à sa grande gueule si le coup des beaux yeux ne marche pas. Mais, pour compenser tout ça, car elle pourrait vite virer tyran, Poulette a un père, mon mari, pourvu lui aussi d'un putain de caractère doublé d'une grande gueule et qui n'entend pas se laisser mener à la baguette par une Poulette eût-elle de grands yeux.

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Tout ça pour dire que le repas d'hier midi fut mémorable, le père et sa fille ayant décidé de mettre un peu d'animation pour une histoire de sauvegarde, de lessive et de départ mal organisé bref que des choses vitales. Les mots étaient acérés, les regards assassins, les silences noirs. C'est mon mari qui a gagné. Poulette devrait le savoir, avec son père, elle n'a pas le dessus et c'est tant mieux.

Je vous rassure, tout est arrangé. Poulette est partie ce matin en RER pour prendre un avion à Orly, elle avait fait la paix avec son père qui lui avait souhaité de bien s'amuser.

Posté par Berthoise à 09:18 - - Commentaires [20]
dimanche 25 décembre 2011

Matin

Tout le monde dort. Normal, rien d'extraordinaire. Comme d'habitude, sauf qu'en plus, ils vont dormir plus tard puisqu'ils se sont couchés plus tard. Moi, je me suis réveillée à huit un quart. Normal, rien d'extraordinaire. Sauf que je me suis couchée plus tard, et que je risque d'être vasouillarde en fin de journée. Cette année, j'ai passé le cap de Noël sans appréhension. Madame de K. m'a gentiment fait remarquer que ça devait être parce que je vieillis. Si prendre de l'âge permet d'aborder certaines épreuves plus calmement, c'est bien. Ça compensera les kilos, les cheveux blancs et les rides que l'âge apporte aussi. Donc, un point positif à porter à son crédit n'est pas de refus.

Ce midi, je fais des soles ( à chacun ses traditions), et un gratin de bettes et une salade de mâche avec de la betterave. Je n'ai pas prévu de dessert, mais mon père m'offert hier soir un pain d'épices par lui préparé, il doit bien y avoir, un peu de glace au congel. Ça fera l'affaire.

Il me reste à vous souhaiter une bonne journée. Mangez, riez, profitez sans modération.

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Moi, j'attends le printemps.

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jeudi 22 décembre 2011

Mère nourricière

Les deux sont à la maison. Ils semblent s'être donné le mot : " Sus au frigo !". Je passe mon temps à faire à manger et à répondre à leur sempiternelle question : " Qu'est-ce qu'on mange ? " et à sa variante : " Quand est-ce qu'on mange ? " Pourtant on croirait qu'ils ne sont pas nourris, maigres comme des coucous. Le Grand, comme les nourrissons, réclame toutes les trois heures. À 11 heures du soir, il entame son 5ème repas avec le même appétit qu'il a dévoré son petit déjeuner, son déjeuner, son goûter, son dîner. Poulette n'est pas en reste. Elle engouffre. Et quand ils ne mangent pas, ils dorment. 12 heures d'affilée. C'est signe de bonne santé, non ?

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Le frère vu par sa sœur.

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La sœur vue par son frère.

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mardi 20 décembre 2011

Causerie

On va causer. Vous permettez qu'on cause. Baissez la voix, ce n'est pas une question, c'est une affirmation. Nous causerons de choses et d'autres pour attendre le Printemps. Oui, une majuscule à Printemps, car Printemps est le petit nom de mon prince charmant. Une histoire de prince charmant que j'attends, allongée dans une robe longue qui a l'air d'un déshabillé, prête pour le long baiser qui me réveillera des torpeurs de l'hiver. L'hiver m'endort, comme le bon vin. ♪ Oui, le bon vin m'endort, l'amour me réveille, le bon vin m'endort, l'amour me réveille encore.♪ Et le Printemps comme l'amour me donne des fourmis dans les jambes. J'ai mis un air  de renouveau dans ma maison. J'ai forcé un bulbe de jacinthe. Je suis comme ça. Si ça ne vient pas, je force. J'ai dit bulbe de jacinthe, c'est plus joli que dire d'une fleur qu'on lui a forcé l'oignon. Et pan, chassez le naturel, il revient au galop avec ses gros sabots. Je voulais faire léger, parler petite fleur, et je retombe dans mes travers, et énonce des grivoiseries. En plus, je fais mine de m'excuser. Mais non, je ne m'excuse pas. Prenez-moi comme je suis, le cœur rose-bonbon et la tête à la gaudriole.

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lundi 19 décembre 2011

Première gelée

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Il faut se rendre à l'évidence, c'est bientôt l'hiver. Je ne sais pas à combien le thermomètre est descendu ce matin, un velours blanc recouvrait tout. La neige n'est pas encore là, je ne la regrette pas. J'ai fait l'acquisition d'un sapin. Cet après-midi, on le décore. J'ai préparé une potée pour ce midi. C'est un plat de saison. Le chat cherche par tous les moyens à se faire oublier, si possible, près du radiateur. Le soir, il faut chercher pour le faire sortir. Mais s'il reste, parce que trop bien caché, il vient gratter à la porte de notre chambre dans la nuit pour sortir. Le rythme de l'hiver s'installe doucement.

 

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