c'est du tout venant

jeudi 7 décembre 2017

Kartky, Johnny et la balnéo

J'ai changé de kiné. Je fais des infidélités à la kiné qui me suit depuis 25 ans. En sortant du CRF, je suis allée chez un polonais qui vient de s'installer en libéral au bourg. Décidément, j'aime la méthode polonaise. Et je vais aussi en balnéo avec lui.

Aujourd'hui, on a barboté en musique sur sa play-list. Et j'ai découvert le rap polonais. À mes oreilles, je ne l'entends pas très différent du rap américain ou français. Je ne saisis pas toutes les nuances des différents courants. C'est pas désagréable, mais je n'accroche pas spécialement.

Ce pourquoi je vous ai mis la vidéo de Kartky, c'est parce ce rapeur est le sosie de Marjin, mon nouveau kiné. Avouez qu'on est prêt à faire tous les efforts quand c'est demandé par un jeune homme aussi charmant. Bon, moi, je le trouve charmant, mais vous avez le droit de ne pas le trouver charmant, tous les goûts sont dans la nature. La preuve, je ne suis pas fan de Johnny.

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lundi 4 décembre 2017

Un tableau, histoire de Lakévio : La marquise

1880 Lluisa Dulce i Tressera marquise de Caastellflorite by Antonni Caba

Décidément, je n'aime pas ce costume. Il m'oblige à me serrer la taille dans un corset de tortionnaire. Allez prendre votre soufffle avec un tel engin. La couleur bleuit mes joues qui vraiment n'ont pas besoin de ça. D'accord le col montant cache ma pomme d'Adam. Mais non, j'ai beau faire des mines devant le miroir, prendre un air retenu qui me donne des allures de gourde, ça ne va pas, ça ne va pas.
Hermosa mérite mieux que cette marquise attendant cinq heures pour sortir prendre le thé. Quelle idée a habité le metteur en scène ? Il faut à tout prix donner du peps et de la fantaisie au personnage. C'est Offenbach que diable, pas Massenet. Je vais lui en toucher deux mots. J'ai derrière la tête des rayures du meilleur effet.

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mercredi 29 novembre 2017

Retour

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Photo0955Je suis restée 6 semaines au centre. Le temps de voir la nature changer.
Poulette vient de m'appeler pour m'engueuler : " Tu dois faire attention, sinon ça va recommencer."

Mais je fais attention. Je suis prudente, je mets en pratique les gestes que j'ai appris. Je poursuis la rééducation en cabinet. Je porte la ceinture pour les tranqports et les efforts. Que j'évite de toute façon. Je fais attention, je passe mon temps à faire attention.
Je m'allonge, je me repose, je prends mes potions. Est-il possible d'être plus prudente ? Je ne veux pas que ça recommence.

Mais je ne veux pas vivre sous globe. J'ai très envie d'aller à Beaubourg voir l'expo Derain. Je vais être raisonnable j'irai en janvier. Mais j'irai.

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Merci pour vos gentils messages.

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samedi 25 novembre 2017

Je marche.

Je suis rentrée.
Enfin !
Je vais bien. Je marche sans canne et sans boiter. Quand je me tiens debout immobile, je suis en appui sur mes deux jambes. Sans doute, cela ne veut-il rien dire pour vous, mais je peux vous assurer que ça me change la vie.

Ça veut dire que l'opération a résolu mon problème de déficit neurologique. La chir me l'avait dit. " Vous ne pourrez pas récupérer tant que les nerfs ne seront pas dégagés. " Ça veut dire aussi que la rééducation a été profitable. On m'a réappris à marcher. Ce fut long. Parfois un peu décourageant, mais voilà : je marche sans canne et sans boiter.

Le centre est spécialisé dans l'appareil locomoteur. Et on y fait des miracles.

J'avais une adorable kiné polonaise qui m'a massée tous les jours 1/2 heure pendant les 6 semaines de mon séjour. Elle m'a remusclé le dos et le ventre avec des exercices très doux mais très efficaces. Je lui voue une reconnaissance éternelle.

L'éducateur sportif, un grec qui m'avait déjà suivie lors de mon hospitalisation de jour, m'a redonné confiance en moi. Il m'a fait travailler l'équilibre encore et encore. Lui aussi a une place de choix dans mon cœur.

J'ai vraiment eu beaucoup de chance de pouvoir bénéficier d'une telle prise en charge.

Je suis rentrée avec un tombereau de médocs car si le problème du déficit est résolu, pour les douleurs, c'est pas encore ça.

Chose étrange, je n'ai jamais eu mal au dos, ni à la cicatrice ( 15 cm quand même ). Mais les jambes, aie aie aie. Ah ! mes pauvres jambes. P*tain de douleurs neuropathiques. Brûlures, démangeaisons, décharges électriques, froid intense, peau en carton. Aie aie aie. Oh ! les dures nuits que j'ai passées. Et que je passe encore, hélas.
Je bouffe donc plein de gélules qui me laissent souvent groggy.

Mais je m'en fous, je marche.

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vendredi 10 novembre 2017

Là-haut

Le CRF où je suis est sur une colline, et je crèche au 3ème, c'est dire si je regarde le monde de haut. Et de loin.

J'ai des visites, je ne suis pas abandonnée. Mais parfois je m'ennuie un peu. Je lis, je fais des mots croisés, je regarde la télé, et bien-sûr je suis la rééducation.

J'avais peur d'avoir mal, mais ça a été. Je prends encore plein d'antidouleur. Je ne sais pas quand je sors. Bientôt, j'espère.

 

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lundi 2 octobre 2017

Un tableau, une histoire de Lakévio : Cet été-là

André Kohn peintre russe

André Kohn

 

 Jeu des Papous

1) Commencez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Ça a débuté comme ça." (emprunt à Louis-Ferdinand, qui voyage au bout de la nuit.)

2) Terminez impérativement votre texte par la phrase suivante : "En fait, Madame Polant déléguée par la famille avait seule suivi le corbillard." (emprunt à Maurice des Grandes familles.)

Entre les deux, casez ce que vous voulez !

 

Ça a débuté comme ça : la mer, le sable, le soleil et des hommes. Nus, les hommes. Nus au soleil sur le sable. Et moi. Femme. Sur le sable. Et nue. C'était la tenue de rigueur. J'accompagnais mon ami Frédéric pendant ses vacances. Frédéric ne savait pas rester seul. En plus, il était malade. En traitement. Rappelez-vous, les années 90, cette épidémie qui décimait certain milieu, et ce traitement qui épuisait les malades.

Nous étions partis tous les deux avec une petite tente et une pharmacie conséquente. On avait fait des économies sur le budget maillot de bain. Là où nous allions, nous n'en aurions pas besoin.

J'étais allongée sur le sable, nue au milieu d'hommes nus, face à la mer, au soleil. Je lisais. Parce qu'admirer la plastique de ces hommes, ça allait bien un moment. Oui ils étaient beaux, et nus, mais n'avaient pas grand chose à faire de mes appâts que pourtant je ne cachais pas. Alors je lisais. Un roman recommandé par l'amoureux du moment, resté à Paris. " Voyage au bout de la nuit ". Louis-Ferdinand Céline. C'est un roman prenant et j'étais concentrée sur ma lecture. Je ne levais pas les yeux sur la mer, la plage, ni sur les hommes nus qui bronzaient et discutaient. Ils discutaient beaucoup, riaient et parfois disparaissaient dans les dunes. Moi, je lisais au bord de la mer. Elle était calme, la mer. À peine moutonnait-elle. J'étais plongée dans ce roman. Je ne voyais rien. Je n'entendais rien.

Et une vague, un rouleau, une lame me submergea, inondant ma natte et mon roman. Je me relevai d'un bond sous le regard et les sourires, les rires de tous ces hommes nus. Sur cette plage, il y avait une femme, moi. Il n'y eut ce jour-là, qu'une vague. Mais c'est sur moi que la mer choisit de l'écraser. Comme pour chasser l'étrangère. Pourtant, jamais ces hommes n'eurent de réflexions désagréables à mon endroit. Ils étaient gentils, au pire indifférents. Mais la mer, ce jour-là, m'avait désignée comme l'intruse.

Frédéric vieillit, comme moi. Et c'est une bonne nouvelle. C'est la meilleure chose qui puisse lui arriver. La médecine a fait d'énormes progrès. Ses parents qui avaient tant de mal à accepter la nature de ses amours, sont morts et sa famille, ses frères entretiennent avec lui des relations affectueuses.

S'il venait à mourir, nombreux seraient ceux qui le pleureraient et l'accompagneraient pour son dernier voyage. Pas comme ce pauvre Didier, son premier amant, mort à la fin du siècle. Esseulé, abandonné, méprisé, oublié, honni. En fait, Madame Polant déléguée par la famille avait seule suivi le corbillard.

 

Je n'ai pas réussi( cherché ) à caser le tableau dans cette histoire. Histoire vraie.

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jeudi 28 septembre 2017

La paresse

Je n'ai pas écrit de roman. Vous me connaissez pourtant...
Je peine à pondre plus de 30 lignes aux consignes, je me fends d'un billet ici quand il me tombe un œil, alors écrire un roman. Je rigole. J'ai une copine qui l'a fait. C'est un boulot de Titans. Et moi, je ne suis pas fana du boulot. J'ai énormément de mal avec l'assiduité, l'effort soutenu et prolongé.
Depuis toujours. C'est du reste pour ça que je n'ai pas fait d'études. Je savais qu'en allant à la fac, je serais incapable de m'imposer une discipline de travail. Croyez bien que je regrette. Je pense sans vouloir me vanter que j'en avais les capacités intellectuelles mais il me manquait les capacités de travail. Et le talent sans le travail n'est qu'une sale manie, comme le disait l'ami Georges. Tant pis.

J'étudie d'un peu plus près mes droits à la retraite. Cette année, je pense que je ne retravaillerai pas ou alors en toute fin d'année scolaire. J'ai demandé une prolongation de mon congé pour longue maladie. Celui qui m'a été octroyé se termine mi-novembre et il est sûr que je ne serai pas en état de retourner bosser à la mi-novembre. Il va donc falloir que je repasse en commission, donc nouvelle visite chez un expert...et autres réjouissances qui prennent beaucoup, beaucoup de temps. Ensuite nouvelle commission pour reprendre le travail.
Mais j'espère avoir cette autorisation pour un mi-temps en septembre 2018 et comme ça finir ma carrière tranquillement. Pouvoir dire au revoir aux collègues, finir le truc proprement.

N'empèche, j'ai fait du vide dans les placards, j'ai jeté des montagnes de papiers : progressions, projets, préparations et autres réjouissances. J'ai benné des heures de boulot.

Je m'ennuie un peu. L'après-midi, je me pose avec mes électrodes devant la téloche. Je regarde Maigret. Si Derrick passait encore, je crois que je regarderais Derrick.

Je prépare les repas, je cherche des recettes que j'essaie. Cet après-midi, je me suis amoché la main en coupant des carottes. J'ai filé aux urgences de l'hôpital du bourg. Pas question que ça s'infecte et que l'opération soit reportée. On m'a mis des strips, Poulette me refera le pansement samedi. Au bourg, il y a un hôpital de proximité, avec des consultations sans rendez-vous et de la bobologie. Je suis passée tout de suite, ça pissait le sang. L'aspirine que je prends tous les matins devait y être pour quelque chose.

Alors non, je n'ai pas eu de rendez-vous avec un éditeur. Je raconte n'importe quoi.

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Soleil d'automne

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lundi 25 septembre 2017

Un tableau, une histoire de Lakévio : Rendez-vous

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Paul Rafferty

On s'était donné rendez-vous en haut de l'escalier du parc. Discuter en marchant lentement à l'ombre des grands arbres permettrait de mettre les choses au clair.
Je lui avais envoyé mon tapuscrit la semaine précédente. On avait convenu de se voir en extérieur. Elle me dirait si, à la première lecture, elle jugeait la chose suffisamment intéressante pour qu'on s'y attarde et entreprenne la relecture et les corrections qui s'imposeraient fatalement.

J'avais mis de moi dans le roman. Forcément. J'avais peur. Comme convenu, elle ne m'avait rien dit au téléphone. Juste qu'elle avait fini de le lire. J'avais ravalé mes questions et vivais depuis dans une angoisse sourde mélée d'excitation.

Quand je l'ai vue, bien sûr j'étais en avance sur l'heure du rendez-vous, j'ai regretté de ne pas avoir de grigri auquel me raccrocher tant l'attente et l'espoir m'étourdissaient. Elle s'est dirigée vers moi souriante. Il ne fallait surtout rien interpréter. Elle est polie et souriante en toute circonstance. On s'est serré la main. la mienne était un peu moite. Je ne savais plus parler.

- C'est bon, m'a-t-elle dit. Je le donne en relecture au comité. Sans doute y aura-t-il quelques coupures. On vous demandera peut-être de revoir quelques descriptions. Mais je suis preneuse, l'intrigue est bonne, la langue accrocheuse. Je prends.

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mercredi 13 septembre 2017

L'automne

Vous avez vu c'est l'automne. Putain, c'est l'automne. Je n'aime pas l'automne et sa pluie, son vent et les jours qui décroissent. Déjà que je n'ai pas trop le moral, rapport à vous savez quoi.
Quoi ? Vous ne savez pas ? Ben cette opération qui me promet des lendemains jouissifs.

Pour ce qui est des douleurs, je devrais pourtant être habituée. Mais on ne s'habitue pas à avoir mal. Je dors peu, je me réveille car je ne sais plus dans quelle position me mettre. Sur le côté gauche, j'ai mal, sur le côté droit, j'ai mal, sur le dos, j'ai mal. Avec un coussin sous les genoux, j'ai mal, avec un coussin entre les genoux, j'ai mal. Quand je réussis à me rendormir, je rêve que j'ai mal, je pleure dans mon sommeil. Il m'arrive de passer la nuit branchée aux électrodes. Je reprends des médocs ++ et je n'ai qu'une trouille : qu'une nouvelle crise de paralysie ne survienne.

Au centre anti douleur, on m'a donné rendez-vous avec un psy pour aborder l'opération plus sereinement. Je crois effectivement que j'ai besoin de vider mon sac, je veux pouvoir me plaindre, dire combien je trouve injuste ce qui m'arrive.

Photo0903Devant chez Poulette

 

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vendredi 8 septembre 2017

Nouvelles

J'ai vu la neurochir cet après midi. On a convenu d'une date : le 11 octobre. Après j'irai en convalescence dans le CRF où j'ai fait la rééducation en début d'année.
Je vais subir une laminectomie sur 3 étages au niveau des lombaires. Pas pour soulager les douleurs, elle me l'a encore répété, pour me rendre de la mobilité. Elle m'a aussi conseillé de surtout continuer à aller au centre anti-douleur.

Elle a aussi confirmé l'étroitesse du canal cervical. Pour l'instant, il n'y a pas d'urgence, malgré les 2 hernies. Mais si l'arthrose continue son œuvre, il faudra aussi envisager une laminectomie dans la nuque. Croisons les doigts pour que je n'en ai pas besoin.

Je suis très fatiguée car les douleurs ont repris et j'ai de nouveau beaucoup de mal à marcher.

Malgré tout demain, j'irai avec Poulette aux Invalides écouter "Les noces de Figaro". J'espère pouvoir tenir, cette sortie est prévue depuis des mois. Les collègues de Poulette lui ont offert 2 places pour marquer une occasion. Et Poulette en bonne fille à sa maman, m'a invitée.

 

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lundi 4 septembre 2017

Un tableau, une histoire de Lakévio : Une si jolie veste.

 

Aldo Balding-www

Je les ai vus. Enfin ! Je savais où ils avaient rendez-vous et à quelle heure. J'y suis allée un peu en avance, l'histoire de repérer les lieux, de ne pas être prise au dépourvu quand il faudra agir. Elle, elle a eu un peu de retard. Il a attendu.

J'ai grincé devant la veste en velours, celle qui va bien, qui lui fait une silhouette de rêve. J'en ai cherché une comme ça. Chou blanc, je n'ai rien trouvé qui m'aille. Évidemment pour elle, c'est plus facile. Elle est fine. Élégante aussi avec son bun et sa nuque dégagée.

Je les ai regardés un moment. Apparemment il y a de l'eau dans le gaz. Il ne fait pas un geste vers elle, il garde ses mains dans ses poches au lieu de l'enlacer. Ça ! Il ne supporte pas les retards.

Je n'en crois pas mes yeux. Il a l'air mauvais, cet air que je lui connais si bien et que je croyais m'être réservé. Je suis trop loin pour entendre ce qu'il lui dit, pour entendre ce qu'elle lui répond. Mais je peux comprendre, je le connais si bien. Il lui fait des reproches en sifflant entre ses lèvres serrées. Je connais cette humeur, je la connais si bien. Elle aussi visiblement. Elle baisse la tête, elle sait qu'il est inutile de se défendre, ça ne fait qu'envenimer les choses, qu'exacerber sa hargne.

Ben mince. Heureusement qu'ils sont dehors, je crois qu'il est mûr. À point pour l'explosion de colère et son cortège de violence. Bon, dehors, il se tient. S'il te propose de le suivre, n'y va pas.  Quoi ? J'ai pitié ? La solidarité féminine ? Laissez-moi rigoler. Moi qui voulais profiter de sa présence pour faire une scène : un flagrand délit d'adultère, c'est l'occasion révée pour se libérer de son conjoint devenu bourreau, moi, me voilà engluée dans la pitié et le besoin de la protéger.

Allez, ma fille, faut te remuer, tu l'as, ton flagrand délit. Tu lui craches ses quatre vérités, à ce tyran des alcoves et au lieu de partir  seule en te drapant dans ta dignité, tu la prends par le bras et vous partez comme des vieilles copines en le plantant là.

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mardi 29 août 2017

Plan cul ( turel ): Jacqueline

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J'ai bien aimé l'expo Picasso que je suis allée voir à Landerneau. C'est pas mon genre de faire de la pub, surtout pour des mecs de la grande distribution mais le Fond Hélène & Édouard Leclerc pour la Culture est très beau. L'an dernier, j'y avais vu Chagall ( pas l'homme mais beaucoup de ses tableaux ),

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encore avant Monory.

Mesure n°5

J'ai raté Giacometti. On ne peut pas être parfait.

Si vous traînez en Bretagne d'ici au 1er novembre, si vous aimez Picasso, faites un détour jusqu'au bout du monde, vous ne le regretterez pas.

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mercredi 9 août 2017

Choses et autres

Vous ai-je dit qu'on était allés au cinéma ? Non, je ne vous dis plus rien, à croire que j'ai des choses à cacher.


 

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Nous sommes donc allés au cinéma voir " Valérian". J'adorais la BD quand j'étais enfant, mon mari est fana de S.F. et les blockbusters de l'été me font souvent de l'œil.

Résultat de recherche d'images pour "Valérian et Laureline"

 

Nous n'avons pas été déçus. Laureline bien qu'elle ne soit pas rousse est telle que je la voyais. Valérian, je le voyais un peu plus homme, là il me paraît sortir de l'adolescence. Mais c'est bien le seul reproche que je pourrais faire.

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Je suis aussi allée à Giverny voir l'expo Manguin au musée des impressionnismes, puis à Vernon pour l'expo Blanche Hoschedé-Monet. J'étais avec une amie qui m'a ensuite conduite dans un salon de thé pour déguster une pâtisserie dont j'ai oublié le nom mais dont le goût me laisse un souvenir ébloui.

J'espère que la semaine prochaine, je serai assez bien pour qu'on puisse aller à Concarneau. J'ai envie de mer. Je sais, c'est comme une maladie chronique, ça revient régulièrement ce besoin d'iode, d'embruns, et de lumière.

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Et puisque vous êtes sages voici la musique que j'écoute en vous racontant ma vie.

 

 Ah et puis, j'oubliais....ne croyez pas tout ce que j'écris. Surtout pour répondre à une consigne. Il y a souvent à boire et à manger dans ce que je raconte. Je brode, j'enjolive, je dramatise et parfois même je mens. Je dis "Je" comme je pourrai dire " jeu".

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lundi 7 août 2017

Un tableau, une histoire de Lakévio : Jaune de Naples

James Durden, été à Cumberland (1925)

Jaune de Naples, cyan, une pointe de rose, de la lumière, des imprimés fleuris, un chat pingouin, tout devrait me plaire, me parler.

Mais. Mais les postures m'indisposent. Trop précieuses. Je ne suis pas de ces gens-là. La conscience de classe exacerbée, héritée de ma mère, fille de domestiques, me dit que ce monde m'est fermé, inaccessible.

Je me souviens avoir été invitée à un concert privé. Y être allée. Avoir vu l'endroit, les autres privilégiés. Avoir dit à l'amie qui m'accompagnait que non : ce n'était pas possible. Pouvait-elle m'excuser auprès de l'hôtesse, invoquer un malaise soudain et profiter de la jolie musique pour nous deux. Ce n'était pas mentir, j'étais si mal dans ce décor recherché, comme un bol de ménage dans un service à thé, que j'étais proche de la nausée.

Je n'éprouve pas de rancœur, ni de sentiment d'infériorité, ni mépris non plus, non, de l'incompréhension et un sentiment d'exclusion.

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dimanche 30 juillet 2017

News bis

Tout va bien, la saloperie était bénigne. Le chir est absolument charmant mais nous ne nous reverrons pas tout de suite. Maintenant qu'il a retiré le truc, je devrais aller mieux.

 

 

 

 

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mardi 18 juillet 2017

News

Bon, c'était une petite intervention avec une petite anesthésie, et des suites faciles ( une fois la sonde retirée ). Je vais bien. J'aurai les résultats de la biopsie le 28, mais le chir m'a dit qu'il n'était pas inquiet. Youpi ! Il est très gentil, le nouvel urologue. Pas comme celui du truc de vieille, une vraie tête de con, celui-là. Ça tombe bien parce que si j'ai bien compris, on va être amenés à se revoir régulièrement, lui et moi. Le début d'une longue relation.

Je suis enfin passée en commission. Un congé pour longue maladie m'est octroyé jusque mi-novembre. Comme je me ferai opérée en octobre  de la laminectomie, si les résultats sont bons, je pense que ce congé sera prolongé encore quelques mois.

J'ai aussi reçu une réponse de la MDPH( maison départementale du handicap). J'ai droit à une carte de priorité, une carte de stationnement, le statut de travailleuse handicapée. J'attendais mais malgré tout, ça m'a fichu un coup. C'est l'officialisation d'un état.

J'avais fait toutes ces démarches en novembre en revenant de cure et j'ai eu les décisions fin juin. Faut pas être pressé.

Simili ( ma presque belle mère) est enfin déplâtrée. Elle est retournée chez elle après un séjour dans une maison de retraite du bourg. On savait qu'elle avait du caractère, on ne pensait pas qu'elle irait aussi vite pour ruer dans les brancards. Maintenant qu'elle est chez elle, elle va tout mettre en place pour y rester le plus longtemps possible. L'ehpad, ce n'est vraiment pas pour elle. Mais elle voulait tester. Elle a vu. Et elle en est sortie. Ouf !

Le Grand change de boulot. Il reste prothésiste mais il change de labo. Il revient en région parisienne. Il a lâché son logement en Champagne et a posé ses meubles, ses cliques et ses claques à la maison. Dès qu'il aura fini son mois d'essai, il se mettra en quête d'un nouveau kot. En attendant, dans le grenier et dans la remise, il y a un sacré brol. ( Merci à mes amis belges qui enrichissent mon vocabulaire). En gros, y'a du brol dans le garage et du balagan dans sa chambre.

On vit les volets clos, comme vous je suppose. Il fait chaud.

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lundi 10 juillet 2017

Un tableau, une histoire de Lakévio : On y va ?

red shoes helena renwick

Tu vois, chéri, je me suis faite belle. Alors on y va ! J'ai repassé mon corsage, mis ma jupe qui danse, crêpé mes cheveux, assorti mes lèvres à mes chaussures. Pour toi. On y va !?

Quoi ? Tu ne les aimes pas, mes chaussures ? Trop hautes, on ne pourra pas danser. Trop neuves, elles vont me filer des cloques aux pieds. Trop tape à l'œil, on ne voit qu'elles.

Dis-donc, c'est l'hôpital qui se fout de la charité ! Tu as vu tes arpions !

Ah ! c'est ça, je comprends, tu as peur qu'elles abiment tes nouveaux souliers. C'est vrai qu'elles sont drôlement chics, tes chaussures en daim bleu.

 

 

Par Carl Perkins, créateur de cette perle.

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samedi 24 juin 2017

Loi des séries, loi de Murphy

Vous n'êtes pas sans savoir que j'ai eu ces derniers temps quelque soucis de santé

J'ai été opérée, il y a 2 ans, d'un truc de vieille qui m'a fait bien fait douiller ( promonto-fixation par voie coeloscopique). J'ai eu ensuite une hernie discale qui me laisse un souvenir cuisant. Puis une sciatique paralysante causée par une petite sténose du canal lombaire qui devrait me conduire sur le billard cet automne ( saloperie de saison ).

Depuis quelques mois, j'ai des troubles urinaires ( je ne cache rien ) dont on pensait qu'ils étaient causés par les atteintes neurologiques. Mais l'urologue consulté n'y croyait pas et il a prescrit un nouvel examen. J'ai donc passé hier une cystoscopie pour voir si les prothèses  (du truc de vieille ) n'avaient pas bougé. Bonne nouvelle, tout est en place. Au moins c'est pas le bazar, m'a dit l'urologue. Toutefois, il a vu au fond de ma vessie des choses qui ne lui ont pas plu. Pourtant, elles ont un joli nom qui sent l'été et les fleurs. Des papillomatoses. Certainement responsables de ce qui me cause du tourment. Je serai donc opérée le 12 juillet d'une RTUV ( résection trans-uréthrale de vessie ). Après analyse des cochonneries prélevées qui malheureusement ne sont pas les papillons, on avisera du traitement.

Je ne suis pas au mieux de ma forme concernant le moral, vous vous en doutez. Les problèmes de dos ne sont pas encore réglés que pointent d'autres soucis. J'ose espérer qu'on s'arrêtera au stade du prélèvement. Que les résultats seront bons. Je suis une femme, non-fumeuse ( les quelques joints de ma jeunesse comptent pour du beurre), je n'ai jamais travaillé dans une usine de chimie et j'ai moins de 70 ans, alors je devrais échapper au crabe.

Je pense aussi que la laminectomie de cet automne va être remise. Pas d'enjeu vital et la petite plaisanterie de cet été suffira à ma peine pour cette année.

Voilà, un bulletin de santé pas très réjouissant.

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lundi 19 juin 2017

Un tableau, une histoire de Lakévio : Lui

portrait michail tsakountis

portrait michail tsakountis

 Il est tragique et beau. La moue appelle le baiser, la gorge offerte pousse au crime. Les épaules un peu voutées portent le poids de son passé. Le regard est droit et pourtant lointain. Il nous regarde mais nous voit-il vraiment, les yeux noyés de larmes. Il sent la sueur, le sang, les larmes et le sperme. Il est vivant, tous les sens aiguisés par la souffrance.

On ne sait rien de lui. Est-il un inverti Tchéchène ? Revient-il d'un front de guerre ? Est-il la dernière victime de quelque midinette briseuse de cœur ?

Il a l'arrogance de porter sa détresse sans honte.

On aimerait le doucher, le raser, l'habiller de frais. Lui faire perdre cette animalité qui dérange.

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dimanche 18 juin 2017

Trésors éphémères

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IMG_4919Le cerisier est chargé de cerises.

Les oiseaux mènent grand train dès 4h00 du matin.

Que la saison est jolie !

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