Questionnaire d'Anaïs
1) Que faites-vous demain?
Demain, j'ai prévu d'aller à l'office à 9h30, puis à une foire-à-tout en Normandie avec mon mari, l'après-midi. Si nous avons le temps, nous irons aussi certainement à la piscine.
2) Jouez-vous d’un instrument de musique?
Il y a un piano à la maison. Mais je n'en joue que très rarement. En revanche, je chante.
3) Quel métier exercent/exerçaient vos parents?
Mon père était contre-maître dans une usine de machines-outils. Il réparait d'énormes moteurs. Avant de partir en retraite, il était formateur, toujours dans cette usine. Il avait conçu un programme qui calculait les vibrations et qui était commercialisé, il formait les gens au maniement de ce programme.
Ma mère était instit' spécialisée, en perf', puis elle a de nouveau suivi une formation pour être rééducatrice en psycho-pédagogie. Elle a toujours travaillé avec des enfants en difficulté.
4) Avez-vous peur de quelque chose?
J'ai peur de vieillir. La déchéance, la dépendance, la souffrance me font peur. Ce n'est pas follement gai ce que je dis là. Mais je ne suis pas follement gaie en ce moment.
5 Qu’avez-vous mangé pour votre dernier repas?
Pizza, frisée, compote. Le repas de retour de courses, quand il est déjà tard, qu'on crève la dalle, et que rien n'est prêt.
6) Faites-vous développer vos photos numériques?
Si j'estime qu'une photo mérite d'être tirée sur papier, je l'imprime. C'est rare. Mes photos sont dans le disque externe de mon ordi. Je les regarde plus facilement ainsi.
Photo de mon père
Mon père fait aussi beaucoup de photos, il anime même des ateliers. Il me donne de temps en temps des tirages sur papier des photos dont il est particulièrement fier. Et aussi des portraits de mes enfants.
7) Aimez-vous le camping?
Non. J'ai passé l'âge. J'aimais bien avant, j'ai pas mal pratiqué. J'avais une petite tente très légère que je pouvais planter un peu partout. Avant, avant les enfants, la vie de famille, tout ça, je partais seule. Pas de portable, pas d'adresse, personne ne savait où j'étais, ni comment me joindre. J'adorais ce sentiment de liberté.
8) Avez-vous des cheveux blancs?
Oui, oui, je souffre de canitie, remarquez au passage que j'ai du vocabulaire. J'ai pas mal de cheveux blancs. Si j'avais une base brune, ça se verrait beaucoup. Mais ma base est claire sans être blonde, plutôt cendrée, et les cheveux blancs éclaircissent le tout sans choquer. Je ne les teins pas. J'assume.
9) Êtes-vous souple?
Souple, c'est à dire ?
Est-ce que je peux toucher le sol avec mes mains sans plier les jambes ? Non. Mais je ne suis pas une verre de lampe, non plus. Disons que je pratique le yoga depuis de nombreuses années et que je m'entretiens.
Est-ce que je suis facile à vivre au quotidien ? Alors mon mari vous dira que non. Et c'est vrai que je peux être un peu raide par moment. Mais si vous passez quelques jours avec moi, vous direz le contraire. Ouais ! Mais parce que ça n'a qu'un temps. Je suis capable de faire des efforts ponctuels pour faciliter la vie d'un groupe que je ne peux pas faire tout le temps dans mon couple. Comme beaucoup, je pense. Ne dites pas le contraire, sinon je vais culpabiliser.
10) Qu’aimeriez-vous changer dans votre vie?
Mes cheveux. Ma vue. Ma silhouette. Le défaut qui fait que je n'ai pas confiance en moi. Mais, ce n'est pas la question. Dans ma vie ? J'ai de beaux enfants gentils, un mari qui m'aime, une maison, un métier. Je ne vois rien à changer si ce n'est cette fichue manie qui me fait gamberger : vouloir être parfaite, car non, je ne le suis pas. Et je le regrette, croyez-moi.
11) Où étiez-vous hier?
Hier, j'étais à l'école, au boulot. Sale journée du reste. Mais bon, il en existe des comme ça.
Hier soir, mes enfants ne rentraient pas et mon mari avait une compétition, comme je ne voulais pas rester seule au risque de broyer du noir, je suis allée dîner chez mes parents. Il y avait aussi mon frère et sa famille. On a mangé un tagine que ma mère avait préparé. Un délice.
Roitelet
L'oiseau que j'ai vu l'autre jour est un roitelet. Un roitelet à triple bandeau pour être précise. Il me semblait bien l'avoir déjà vu quelque part. Et vous aussi sans doute. Mais si, ne me dites pas que vous ne connaissez pas Michka. Michka. L'ours Michka et l'oiseau qui se laisse tomber dans ses traces de pas. Et bien, l'oiseau de Michka est un roitelet, comme celui qui était sur mon balcon l'autre jour.
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Je suis allée voir le livre de Michka, c'est un conte de Marie Colmont, comme Marlaguette. Marlaguette est illustré par Gerda Muller. Michka est illustré par Fédor Rojankovsky, connu aussi sous le nom de Rojan. Rojan ne s'est pas borné à illustrer des contes pour enfants, avec délicatesse je trouve, il a aussi illustré d'autres ouvrages adressés eux à un public plus averti.

Je vous mets une planche qui ne soit pas trop osée. Je ne sais pas ce que j'ai, je deviens prude en ce moment. L'âge, vous croyez ?
À la volette
Avant de partir en Bretagne, j'ai trouvé, sur le balcon, cet oisillon. Sans doute était-il tombé du nid. Mais de quel nid ? Je ne vois pas. Je l'ai trouvé bien joli avec sa houppette et son dos vert. Plus tard, il avait disparu. Il avait peut-être réussi à prendre son envol. Je crains plus sûrement qu'il n'ait servi de dessert au chat.
Ma mère était instit', eh oui, ça doit être pour ça que je suis de gauche. Mais tel n'est pas mon propos. Ma mère était instit' en classe spécialisée, en perf', classe de perfectionnement qui accueillait les enfants débiles légers et caractériels, c'était comme ça qu'on disait à l'époque, maintenant on dirait déficient cognitif et souffrant de troubles du comportement. Bon, et ma mère chantait beaucoup avec ses élèves (et avec moi aussi, c'était très chouette). Elle leur apprenait souvent " À la volette". Une année, en entendant " Mon petit oiseau a pris sa volée", un de ses élèves a fait remarquer que lui aussi avait pris sa volée la veille au soir et qu'on n'en avait pas fait une chanson.
Le questionnaire de Blonde
Quel prénom auriez-vous aimé porter?
J'aime bien mon prénom : Berthe, je trouve que ça en jette et puis c'est pas commun.
Le plat que vous détestiez enfant?
Les choux de Bruxelles. J'en fais maintenant, le Grand adore ça. Mais le Grand a des goûts bizarres.
Savez-vous pour qui vous allez voter au printemps?
Oui, oui, j'ai bien voté et j'ai gagné. Elle est pas belle, la vie ! Toutefois, allez savoir pourquoi, j'ai salement le blues ces jours-ci. La tension s'est relâchée et me laisse comme une baudruche dégonflée. Amorphe, sans forme. ( ça veut dire la même chose, je sais, mais c'est pour vous montrer la gravité du truc). Bon, le sale temps qu'on endure depuis plus d'un mois y est certainement pour quelquechose aussi.
Où aimeriez-vous habiter?
J'aimerais bien habiter Paris. Avoir les moyens de vivre bien à Paris. Je dis ça parce qu'on pourrait habiter à Paris dans un 2 pièces, mais j'aime l'espace, et l'espace à Paris, ça, on n'a pas les moyens.
Quel est votre gros mot préféré?
Merde. Comme beaucoup de Bretons. Quand on m'agace, des fois quand je suis en colère, je suis grossière, et seulement dans ces cas-là, voilà ce que je dis :
" Tu sais quoi ? Je t'emmerde !"
Votre réplique de film préférée?
Tu vois, le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent.
Toi, tu creuses.
" Et si tu m'emmerdes, je tire."
Je sais que je vous l'ai déjà servie, cette réplique. Ça prouve que j'ai de la constance.
Votre spécialité culinaire?
Les nouilles. Je fais très bien les nouilles au beurre. Sinon, je maîtrise aussi pas mal la blanquette de veau.
Aimez-vous aller chez le coiffeur?
Pour aller chez le coiffeur, je dois avoir un moral d'acier. Je n'aime pas mes cheveux et ils me le rendent bien. Souvent, les coiffeurs, non plus, n'aiment pas mes cheveux. Et ils me le disent, les cons.
Aimez-vous la cervelle d'agneau?
J'adore. Avec du beurre fondu. Pas gras, très bon pour ce que j'ai. Mais j'adore. Les tripes aussi, j'aime. Et le foie de veau et de lapin.
Mettez-vous un serre-tête à un moment de la journée?
Jamais, ça me file la migraine. Et puis, le serre-tête donne un air "Marie-Chantal" qui me va mal au teint. Déjà que je m'appelle Berthe, si en plus je ressemble à Marie-Chantal, où va-t-on ?
Stones ou Beatles?
Les Beatles. Et George était mon préféré.
Vivement demain
C'est vrai, je n'en peux plus de la campagne. Pas celle qui ondoie sous la bise glaciale de mai et qui verdoie sous la pluie chiante de mai. Non, la campagne électorale. Ça fait 3 semaines qu'on n'a pas vu Poulette, le Grand a voté pour elle, il y a 15 jours, et ce soir, tout le monde est là : le Grand, mon mari, Poulette et moi, enfin moi, je suis dans le bureau et je sens que je vais bientôt fermer la porte. Ça crie, ça discute, ça refait le débat, ça affûte les arguments. Et pourtant, ils sont tous d'accord. Moi, ça m'épuise. Et pourtant, j'irai voter demain, pleine d'espoir parce que j'y crois. Mais, les orateurs de la maison me soûlent. Vivement demain qu'on s'embrasse en pleurant de joie et de soulagement. Et qu'on arrête d'en parler. Jusqu'aux législatives, je sais, parce qu'on recommence dans un mois. C'est beau la démocratie. Du reste, je vais toujours aux dépouillements, j'aime voir fonctionner la démocratie. Mais bon, là moi, j'aimerais bien un peu de calme.
Simili
Simili est une vieille dame de 83 ans. Une grande vieille dame. Toujours en pantalon.
Simili n'a jamais été mariée, elle a été novice dans un couvent, et cadre dans une très grande entreprise de cosmétiques.
Simili est syndicaliste, féministe, catholique et gourmande.
Simili a vécu aux États-Unis, elle parle anglais, en Allemagne, elle parle allemand. Elle prend régulièrement le train pour aller rejoindre ses amis allemands. Elle ne conduit plus et n'y va plus en voiture. Ce n'est pas raisonnable, dit-elle.
Elle marche, va au restaurant, aime la bière, lit la presse, commente l'actualité avec un rare esprit d'analyse. Quand on lui propose d'aller à la piscine, elle prépare son maillot et enchaîne les longueurs en dos crawlé. Elle est mauvaise joueuse et si je la bats au Scrabble, elle fait la gueule, mais pas longtemps.
Météo
J'étais en Bretagne. J'en suis revenue. Il n'y a pas fait que beau. On a même essuyé une tempête, ou un fort coup de vent, si le mot tempête est un peu exagéré. Il a plu. Ceux qui disent qu'en Bretagne il ne pleut pas, se trompent. En Bretagne, il pleut, il y a du vent et il ne fait pas bien chaud. Mais ce n'est pas grave, de toute façon, je ne supporte pas la chaleur.
Intermède
J'ai l'idée, la forme, mais il va falloir attendre un peu pour la mise en œuvre, faut que je bosse un peu dessus.
Vos commentaires m'ont bien fait rire. Merci.
Le lieu
On a notre héroïne, c'est bien. Maintenant il s'agit de la faire évoluer dans un cadre qui lui corresponde. Paris. Oui, Paris, elle est parisienne. Il n'y a qu'à Paris qu'on croise de telles femmes. Sûres d'elles sans être pimbêches, originales sans être ridicules. Alors Paris. Ou Bruxelles, si vous préférez, mais pour la description du lieu, ça va être plus difficile, et puis flûte, c'est moi qui décide, ce sera Paris.
Quand on arrive au Jardin des Plantes par la rue Geoffroy saint Hilaire, on a la Mosquée de Paris derrière soi. Une allée de tilleuls abrite des bancs où on peut s'installer pour pique-niquer, lire, regarder. Il y a les coureurs qui font des tours à des rythmes variables, mais j'en ai déjà parlés. Il y a des amoureux qui s'enlacent, il y a des messieurs très sérieux avec leur téléphone et leur serviette et leurs papiers. Il y a des enfants qui apprennent à faire du vélo. On peut marcher tranquillement en devisant. Tout est possible. C'est là que ça se passe. C'est là qu'elle est. Qu'ils sont puisqu'au début de la scène, ils sont deux. Dans cette allée. Debout. Face à face. Elle et lui.
Un personnage
D'abord un personnage.
Une femme. Forcément. Les femmes, je les connais de l'intérieur. Je vis dans un univers de femmes où les hommes sont exceptionnels. Je veux dire par là qu'ils sont rares, pas qu'ils ont des qualités que nous, les femmes, n'avons pas. Les hommes, je ne suis sûre de les comprendre, ils me font souvent un peu peur. Je ne sais pas si je comprends mieux les femmes, mais une femme.
Faut-il que je la décrive ? Une petite femme brune, menue, fluette à la silhouette de petite fille en dépit de sa quarantaine bien sonnée. Une petite femme brune au teint de pruneau, féminine en diable, les yeux faits, la bouche peinte, les cheveux opulents coupés dans la masse, une petite femme annoncée par un parfum capiteux. Vous la voyez avec ses yeux verts, ses tenues bariolées et excentriques. Des fleurs, des dentelles, des tissus précieux, des brocards, des soieries, un amoncellement fantasque et baroque qui la rend unique et inoubliable.
Elle parle. Elle a une voix légèrement voilée par le tabac. Elle fume ? Oui, elle fume et ses doigts sont jaunis, juste un peu. Elle parle en fumant, sa cigarette se teinte de rouge à l'extrémité qu'elle porte à sa bouche. Elle parle, elle écoute en tirant sur sa clope. Elle l'écrase du bout de sa chaussure. Elle farfouille dans la grande besace qu'elle porte en bandoulière et dont la sangle plaque l'étole sur sa veste cintrée. Elle en sort un tube de rouge à lèvres qu'elle s'applique sans réfléchir d'un geste naturel et habituel. Elle lève légèrement la tête vers son interlocuteur quand elle parle, elle la baisse pour l'écouter. Elle fixe son regard devant elle pour concentrer son attention. Elle est attentive, elle s'anime dans la conversation. Elle articule avec soin pour être sûre de se faire comprendre. Elle se hisse sur la pointe des pieds, plaque une bise sur la joue, tourne les talons d'un pas décidé et plante là l'autre.
Premier matin
Je suis en vacances. C'est bien. Vais-je en profiter pour vous écrire un billet digne de ce nom ? Un vrai texte que j'aurai potassé, peaufiné, relu, corrigé, affiné. Une histoire avec un début, une fin, un personnage, et un vrai décor, vais-je predre le temps de réaliser cela ? En ai-je envie ? Ou bien est-ce une des tâches de vacances à ranger dans la colonne des " Faudrait", coincée entre tailler les rosiers, nettoyer le frigo et ranger la buanderie ?
N'est-ce pas consternant de voir qu'écrire pourrait se glisser dans la liste des corvées incontournables, celles on se dit qu'il faut les avoir accomplies pour se regarder avec respect dans la glace ?
Je n'ai pas vu Frédéric depuis des lustres. Il a rompu avec son compagnon, déménagé, trouvé un autre amoureux. Il vit une autre vie. Je n'ai pas le courage de m'adapter à ce changement, moi dont la vie ne bouge pas d'un iota depuis 20 ans.
Clarisse ma bonne copine ne répond pas à mes messages. Je crois qu'elle est fâchée. Je suis allée fêter les 20 ans de son fils, mon filleul, chez son ex-mari. Elle se sent trahie et refuse de me revoir.
Mes amitiés tombent comme des poires blettes. Je n'ai pas eu le courage, ni l'envie de les cueillir à temps. Je passe en regrettant le gâchis mais ne fais rien d'autre.
J'ai l'air de me lamenter. Mais non, je fais un constat. Je regarde l'instantané de ma vie à l'instant T. Aujourd'hui 21 avril 2012, je me sens un peu seule et je pourrais chanter avec Rutebeuf.
Sèche tes larmes, bébé
Dans la vie, il n'y a pas que la poésie et le bon goût. C'est vrai. Vous le savez sans doute, j'aime l'outrance, la musique et les mauvais garçons. Ce film était fait pour moi. Je l'ai vu à sa sortie alors que nous étions en vacances, Frédéric et moi dans les Landes. Nous campions à deux pas d'une très grande plage où il y avait plein de messieurs tout nus. Ils me fichaient une paix royale, je n'étais pas du tout leur genre. Cette année-là, oui, car j'y suis allée plusieurs années de suite, cette année-là, disais-je, je fis un test de grossesse dans les sanitaires du camping, puis appelais l'heureux futur papa au téléphone pour lui annoncer la nouvelle attendue. Neuf mois plus tard, le Grand, qui était alors tout petit, naissait.
Et c'est cette année-là que j'ai vu ce chef d'œuvre de John Waters " Cry baby ", avec le déjà superbe Johnny Deep, roi des mauvais garçons.
Questionnaire de Limonest
Si tu pouvais/devais changer de métier, lequel choisirais-tu ? Quand j'en ai plein de dos des élèves, des parents d'élèves, des représentants des communes, je rêve de vendre des boutons. Mercière est un métier que je me verrais bien pratiquer.
- Bonjour Madame, qu'y a-t-il pour votre service ?
- Une fermeture-éclair, d'accord, quelle taille, quelle matière, quelle couleur ?
- Voilà Madame, autre chose ?
- Du gros grain, quelle largeur, quelle couleur, combien il vous en faut ?
Vous voyez, ça m'irait très bien. L'été, quand je donne la main à ma copine pour la braderie, je vends des tissus. J'aime beaucoup.
Cheveux longs ou courts? Au carré. Je n'ai pas assez de cheveux pour tenter autre chose. De toute façon, quand j'arrive chez un coiffeur, il fait toujours la gueule. Je n'ai pas la tignasse flatteuse. La seule chose que peut faire un coiffeur, c'est de limiter les dégâts.
Vélo ou marche ? Marche. Quand j'étais enfant, ado et plus jeune, j'aimais bien le vélo, mais je n'en fais plus.
Que préfères-tu lire ? Je dis souvent que je ne lis plus. J'exagère un peu, je lis encore, mais beaucoup moins. Je lis des romans. Des polars, j'aime bien. Je lis aussi la presse, un ou deux articles d'un quotidien chaque jour. Je lis les blogs, les vôtres, et d'autres où je sous-marine.
Fromage ou dessert ? Ça dépend. Plutôt dessert en ce moment, j'aime bien finir mon repas sur une note sucrée.
Ton film préféré ? Il me semble avoir déjà répondu à cette question en disant que j'ai vu des pièces de théâtre qui m'avaient marquée. Aujourd'hui, je peux dire aussi que " Les visiteurs du soir", j'aime bien. C'est tout nouveau, vous avez vu ?
Quels sont tes prénoms préférés ? Ceux de mes enfants.
Es-tu fan de François Damiens ? Je ne suis pas fan des caméras cachés.
As-tu peur en avion ? Il y a belle lurette que je n'ai pas pris l'avion. Mais si je me souviens bien, je n'avais pas peur, un peu d'excitation peut-être.
As-tu un animal à la maison ? Un chat nommé Minou. Original pour un chat. C'est mon quatrième chat : il y a eu Auguste, Minou I, Tanguy, et maintenant il y a Minou II. Tous des mâles. 3 étaient noirs tachés de blancs.
Es-tu nostalgique ? Nostalgique de quoi ? De mon enfance, non, de mon adolescence, non. Je ne pense pas être nostalgique.
Si tu avais une baguette magique ... on m'appelerait Hermione et je serais amoureuse de Ron.
A dada !
Tel cheval qui boit à la fontaine, Rainer Maria RILKE (1875-1926)
Tel cheval qui boit à la fontaine,
telle feuille qui en tombant nous touche,
telle main vide, ou telle bouche
qui nous voudrait parler et qui ose à peine -,
autant de variations de la vie qui s'apaise,
autant de rêves de la douleur qui somnole :
ô que celui dont le coeur est à l'aise,
cherche la créature et la console.
C'est vrai quoi, ce n'est pas parce qu'une certaine poésie m'emmerde qu'une autre ne me touche pas.
Questionnaire de Caterine
Je prends goût à ces questionnaires. Et j'en ai trouvé d'autres sans même les chercher. J'ai beaucoup aimé répondre à celui-là. Et je dois bien vous dire que je ne connais pas du tout Caterine qui l'a concocté, je ne saurais pas retourner sur son blog quand bien même je le voudrais.
Combien de temps prenez-vous pour vous réveiller le matin ?
Je me réveille très vite et je suis généralement réveillée avant que le réveil ne sonne, j'attends rarement la sonnerie pour me lever.
Quel est le premier vêtement que vous enfilez en vous habillant ?
Je me lève et me déshabille pour me laver, ensuite je mets ma culotte ( comme le loup du bois). Si je ne travaille pas, je traîne un peu en pyjama avant de passer à la salle de bain, mais le premier vêtement que je mets reste la culotte. Il y avait bien longtemps que je n'avais pas parlé de mes culottes.
Quel est votre légume préféré et sous quelle forme ?
J'aime beaucoup les légumes, crus de préférence et sans assaisonnement. Le concombre cru bien croquant et gorgé d'eau. Le fenouil, la carotte, les radis, le chou rouge et le chou-fleur. Ce qui croque et qui craque. Mais j'aime aussi les légumes cuits : aubergine, épinard, poireau.
Un mot dont vous aimez la sonorité ?
Demeure, soulier, vestiaire, visage, ôter, le verbe ôter. J'aime les mots un peu désuets.
Quand chantez-vous ?
Souvent. Mais depuis 3 semaines, je traîne une toux qui rend le chant difficile. C'est dommage parce que je suis censée travailler " Blue moon".
Avez-vous une anecdote avec un arbre à raconter ?
J'aime beaucoup l'arbre de la Foulerie sur la place du bourg. C'est un arbre de la liberté planté en 1848, un platane. Il est majestueux, imposant. Aucune anecdote en magasin mais cette histoire que j'avais écrite au début de ce blog.
Lisez-vous de la poésie? Souvent?
J'ai beaucoup lu de poésie quand j'étais ado. Maintenant la poésie a tendance à m'emmerder. Encore que...J'écoute Julos Beaucarne là tout de suite et c'est un poète ( Grâce à Joe et Adrienne, enfin c'est grâce à Joe et Adrienne que j'écoute Julos, ce n'est pas grâce à eux que Julos est poète).
Voici toutefois un poème que j'aime beaucoup, follement gai, mais je n'ai pas toujours l'âme à la gaudriole.
Jacques Prevel – Poème (1945)

Enfant je me suis étonné
De me retrouver en moi-même
D’être un parmi les autres
Et de n’être que moi pourtant.
Plus tard je me suis rencontré
je me suis rencontré comme quelqu’un qu’on croyait mort
Et qui revient un jour vous raconter sa vie
Et ce mort en moi-même m’a légué son passé
je suis devenu un inconnu pour moi
Vivant à travers lui
Chargé de son message irréel et pesant.
Et la Peur est venue
De mon exil et de ce vide autour de moi
Du son de mes paroles qui n’atteignaient personne
Et de mon amitié incomprise et laissée
J’ai compté ceux qui sont venus
J’ai compté ceux qui sont partis
Ceux qui sont restés partiront.
Jacques Prevel – Poèmes mortels (1945)
Avez-vous conservé des dessins d'enfance? J'aimerais beaucoup en voir un.
Non. Mon enfance est loin. Mais il m'arrive encore de dessiner, j'aime les crayons de couleurs et l'aquarelle. De temps en temps, je sors mes pinceaux, j'aime les formes arrondies et colorées.
Auriez-vous aimé être ami avec Fifi Brindacier ?
Je ne connais pas Fifi Brindacier.
Vous préférez barboter dans une rivière, un étang, une baignoire, la mer ou une piscine ?
J'aime barboter et nager même plus encore. J'aime l'impression de puissance que nager provoque. J'ai un physique de sportive et ne peux pas être qualifiée de petite chose fragile. Je suis musclée et puissante. Faite pour la nage.
Quel est le souhait que vous formulez pour vos enfants ?
Soyez heureux en générant le bonheur autour de vous. Soyez indulgents. Indulgent plus que tolérant, on est tolérant par raison, mais l'indulgence vient du cœur.
Procuration
Nous sommes allés boire un coup, mon mari et moi. Chez Gabrielle et Christophe. Non pas la Gabrielle de Zigmund, ma Gabrielle à moi. On s'est sifflé la bouteille de Porto blanc. Vache, on lui a fait un sort. Gabrielle, elle, boit du whisky, mais Christophe, mon mari et moi, on a bu du porto. On en a bien bu même. On a parlé politique. Christophe a donne procuration à mon mari et moi j'ai celle de Gabrielle. C'est un grand honneur. SI. J'ai dit. Je suis très flattée d'être digne de sa confiance. Même avec plusieurs portos dans le nez. Bon, on n'a pas fait que boire. On a parlé musique aussi. Christophe et mon mari sont allés voir un festival de blues ensemble, il y a quelques temps. Et on a parlé bouquins. Gabrielle est une fervente de "La possibilité d'une île". Elle m'a fait l'article, je crois que je vais essayer, même si Houellebecq me débecte. Et bien sûr, on a reparlé politique. Forcément. On était d'accord. Ça tombe bien, on va voter pour eux. On a parlé d'il y a longtemps. Quand je suis arrivée au bourg, j'étais jeunette, j'avais 22 ans et Gabrielle était ma voisine. Déjà je l'admirais. Encore maintenant.
Questionnaire de Cahier
Quelle votre groupe préféré du monde entier ?
Mon groupe préféré du monde entier est, je vous le donne en mille...tadammm, les Beatles.YES. C'est eux que j'aimais quand j'étais au collège. Je les écoute encore des fois. J'aimais particulièrement George. Ceci dit, en 1965, j'étais encore en maternelle.
Quel est l'acteur qui vous donnerait envie de devenir bigame ?
Clint. Of course. Clint dans "Le bon, la brute et le truand". Le beau Clint, le grand Clint. J'aime bien aussi les "Dirty Harry".

Quand vous vous ennuyez, vous faites quoi ?
Je savoure. J'adore m'ennuyer. L'ennui distille le temps et j'adore quand le temps passe lentement, très lentement. Je suis rarement en retard car attendre ne me pèse pas. J'aime l'inaction, la pause, l'arrêt.
Aimez vous les profiteroles au chocolat ?
Ce n'est pas ma tasse de thé. Je préfère les macarons. À la pistache, s'il vous plaît, puisque vous me le demandez. J'aime bien le chocolat, mais pas tellement les gâteaux au chocolat, ni la mousse au chocolat, ni les truffes au chocolat. Un carré de Côte d'Or au lait et aux noisettes. Voilà qui est bon.
Jouez vous toujours à la marelle ?
Oui. Dans les cours d'école, il y a souvent des marelles peintes. Et des fois, je joue, j'explique les règles. D'une manière générale, je suis assez sautillante. Je cours aussi. Je ne fais pas de footing. Mais dans la rue, si je suis pressée, je cours.
Quel est votre film préféré de tous les temps ?
Ben non, je n'ai pas de film préféré de tous les temps. En revanche, j'ai vu des pièces de théâtre qui, lorsque j'y pense, me filent encore le frisson. " Le Mahabharata" par exemple de Peter Brook et de Jean-Claude Carrière, une pièce marathon de 9 heures que j'ai vue aux Bouffes du Nord. Une splendeur.

Avez vous des projets ?
Partir en Bretagne aux prochaines vacances, entre les deux tours des présidentielles. Avec ma simili-belle-mère, ça y est, j'ai fait mon invitation. Et mon mari, bien sûr. Mais sans nos enfants. Pourtant ils sont beaux et gentils, avouez que c'est dommage.
Quand vous avez le blues que faites vous, vous mangez du chocolat ?
Oui. Je mange du chocolat. Je pleure. Je me roule en boule sous la couette. Je demande à mon mari qu'il me serre très fort contre lui. Alors, souvent, ça passe.
Avez vous déjà dormi sur un bateau ?
Oui. Il y a bien longtemps. Mais le bateau était resté à quai. J'avais bien aimé pourtant.
Rêvez vous souvent ?
En ce moment, je rêve toutes les nuits. Des rêves bizarres où se croisent des gens que je connais. Frédéric, par exemple, pas plus tard que la nuit dernière, m'a expliqué qu'il était parti s'installer au Mexique. Et je lui ai demandé si c'était à cause des impôts.
Si vous deviez être différente, qui seriez vous ?
J'aurais aimé être plus intègre que je ne le suis. Avoir une plus grande confiance en moi. Être capable de dire non. J'admire les militants, les gens qui ont le courage de leurs opinions.

Je serais Olympe de Gouges, mais sans la guillotine. En toute modestie.
Questionnaire de Christelle
Si j'écoute Pascal of Bollywood, ça râle aussi.
Mon cher duc, permettez que je vous appelle Henri
Vous serez mon Henri, je serai votre Berthe.
Chiffre
Le chiffre est donc un type de monogramme, que ce soit par sa forme et par son usage réservé aux familles princières.
Les nobles ont commencé à remplacer leurs armes (symboles héraldiques) par le chiffre en signe de modernité.
J'ai commencé la collec' ICI. Je l'ai poursuivie LÀ.



























