dimanche 10 janvier 2010

Ténacité

Si notre héroïne est un peu paumée et ne sait pas où cette histoire l'entraine, je dois bien vous avouer que moi-même suis légèrement hésitante quant au chemin sur lequel je vais la mener.

Elle est allée au rendez-vous. Pas bien vaillante, mais elle y est allée. D'abord, elle s'est préparée. Et ça n'a pas été le plus facile. Embarrassée qu'elle était. Comment  se présenter devant un homme qui voulait bavarder ? " On bavardera. " lui avait-il dit au téléphone. Ça n'éclairait pas sa lanterne, comment s'habille-ton pour bavarder ? Pour courir, elle savait. Pour trouver un coquin, elle savait aussi. Mais pour bavarder...Ce n'était pas clair dans son esprit, d'autant plus qu'elle ne savait pas ce qu'elle voulait.
Voulait-elle lui dire que non, décidément, elle ne trouvait pas son compte dans les discussions sans fin, qu'il était bien gentil mais qu'il allait devoir trouver une autre oreille ? Allait-elle lui avouer qu'elle attendait d'un homme autre chose que des paroles, que pour taper la discute, elle avait ses copines et que c'était bien assez ? Allait-elle le laisser parler, répondre encore et toujours à sa curiosité, sans savoir où ça la mènerait ? Allait-elle apprécier l'intérêt qu'il lui portait ? Allait-elle enfin l'écouter sans attendre autre chose que le plaisir d'échanger ?

Elle s'était décidée. Puisque qu'il voulait bavarder, puisque la séduction ne faisait pas partie du jeu, elle irait fraîche, nette, avec des allures de grande fille toute simple. Ce qu'elle était.

Bon, cessons de lanterner, si elle s'agace, moi aussi, et je sens que vous allez bientôt vous lasser.

Un jour, bien après, après des jours et des jours de bavardages, ils se sont retrouvés dans la chambre. Avant de se déshabiller, il s'est agenouillé devant elle, a pris ses fesses dans ses mains, a posé son visage contre le coton blanc de sa culotte et a longuement respiré, elle s'est dit que la simplicité avait du bon et qu'il faut parfois savoir patienter.

Je vous remercie de votre attention, et j'en fais le serment, ne me lancerai plus à poster un truc avant de l'avoir terminé.

Posté par Berthoise à 19:32 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
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Commentaires sur Ténacité

  • En fait, cette scène de la faim (sic) me rappelle une d'un de mes livres favoris "Les Petits enfants du siècle" par Christiane Rochefort, le connais-tu ?

    Si oui, je pense particulièrement du premier amant de la protagoniste Jo, un ouvrier qui s'appelait Guido...

    Et sinon, pas grave ! Vive les granny panties (comme on dit en anglais) !!!

    Posté par joye, dimanche 10 janvier 2010 à 19:49 | | Répondre
  • eh ben voilà t'es arrivée au bout ! j'aime bien ...

    Posté par zigmund, lundi 11 janvier 2010 à 00:03 | | Répondre
  • Réponses

    Zigmund > Merci de ta patience.
    Joye > je ne connais pas le livre dont tu parles ( en vrai je ne connais pas grand chose ). "Granny panties", c'est plus joli que "culottes de grand-mère".

    Posté par Berthoise, lundi 11 janvier 2010 à 05:35 | | Répondre
  • )
    Il aimait peut être le parfum de la lessive ???
    Ok, je sors !!!
    Bonne semaine !

    Posté par teb, lundi 11 janvier 2010 à 09:46 | | Répondre
  • Rhooo ça sent un peu la fin bâclée cette histoire ! ) Disons que la suite devenait trop hard...

    Posté par La Discrète, lundi 11 janvier 2010 à 10:16 | | Répondre
  • Si si si, encore ! Comment crois-tu que j'invente mes histoires ? Je les laisse arriver. Pas toujours réussi, certes, mais ça fonctionne plutôt bien.

    Posté par la Mère Castor, lundi 11 janvier 2010 à 12:58 | | Répondre
  • Il trouvait peut-être que l'odeur de la lessive lui couperait ses effets ... Oui, Teb, je sors aussi --->

    Posté par Filo Filo, lundi 11 janvier 2010 à 13:11 | | Répondre
  • teb & filofilo : personnellement, quand je respire à plein nez la culotte d'une fille, ce n'est pas vraiment la marque de la lessive que je cherche à identifier.

    Posté par Prax, lundi 11 janvier 2010 à 13:55 | | Répondre
  • Réponses

    Prax > moi non plus, ce n'est pas à la lessive que je pensais.
    Filo & Teb > Les odeurs corporelles ne sont pas toutes sales, enfin je trouve. Il en est même de très agréables.
    Mère Castor > Je te remercie de ton indulgence et de ta patience.
    La discrète > L'écriture érotique est un art difficile, comment écrire joli sans être gnangnan, comment éveiller l'envie sans être salace. Moi, je ne sais pas . Alors, je laisse à d'autres qui excellent.( comme Prax)

    Posté par Berthoise, lundi 11 janvier 2010 à 17:53 | | Répondre
  • En croquerez-vous ?

    A propos d'odeurs, quand j'ai lu "granny panties" dans le com de Joye, j'ai associé avec des culottes qui sentiraient la pomme granny. Quelque chose de sucré, d'acidulé, qui agace un peu les dents et donne furieusement envie de mordre dedans. Juste comme dans ton histoire, Berthoise !

    Posté par pierreline, lundi 11 janvier 2010 à 20:23 | | Répondre
  • Non, non, c'est bien les trucs pas trop préparés un peu improvisés...

    PS: Cette petite culotte est déjà devenue culte ma parôôôôle.

    Posté par Muriel, lundi 11 janvier 2010 à 20:42 | | Répondre
  • Réponses

    Muriel > Ah ouais, chez qui ?
    Pierreline > Ben tiens ! Manquait plus que ça.Dans les fruits je pensais plutôt à l'abricot. Mais bon, si tu y tiens, ça peut être pomme aussi.

    Posté par Berthoise, mardi 12 janvier 2010 à 03:41 | | Répondre
  • Oh non, c'était bien. L'attente.

    Posté par caro_carito, mardi 12 janvier 2010 à 23:16 | | Répondre
  • Réponse

    Caro > Toi aussi, tu aimes attendre ?

    Posté par Berthoise, mercredi 13 janvier 2010 à 14:00 | | Répondre
  • Oh oui, d'ailleurs ma réponse est dans mon blog!

    Posté par caro_carito, mercredi 13 janvier 2010 à 17:58 | | Répondre
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